Affaire Yav : reprise du procès le 17 février avec l’expertise attendue du Conseil national de cyberdéfense
La Haute Cour militaire a fixé au 17 février la prochaine audience du procès impliquant le général Philémon Yav Irung. Cette séance sera marquée par la convocation du Conseil national de cyberdéfense, appelé à apporter son expertise technique dans ce dossier sensible, au cœur de l’actualité judiciaire et sécuritaire du pays. Par Emmanuel EKULE
Cette décision intervient après l’audition, en qualité de renseignants, des généraux Sylvain Ekenge, Evariste Mwehu et de l’ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, Constant Ndima. Leurs témoignages ont porté notamment sur des échanges, propos et messages évoqués au cours des précédentes audiences, et qui nécessitent désormais un éclairage technique plus approfondi.
Ces mêmes officiers supérieurs ont été à nouveau requis pour la prochaine audience, signal que la Cour entend poursuivre les recoupements et approfondir l’instruction. Avec l’entrée en scène du Conseil national de cyberdéfense, le procès prend une nouvelle dimension, laissant entrevoir une phase décisive dans la manifestation de la vérité.
L’élément central de l’accusation contre le Général Philémon Yav est un SMS qu’un collaborateur du chef militaire rwandais James Kabarebe aurait transmis au général Yav, que ce dernier aurait montré au général Peter Cirimwami décédé, principal accusateur, cité comme source de cette information.
Indignée, la Défense qualifie d'imaginaire ce message et dénonce un procès basé sur des « rumeurs, des oui-dires » demandant que le doute profite à l’accusé.


