RDC : Joseph Kabila et son bloc politique rejettent toute révision constitutionnelle et appellent à la résistance

12 Avril 2026 - 18:04
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RDC : Joseph Kabila et son bloc politique rejettent toute révision constitutionnelle et appellent à la résistance

À l’issue des assises tenues du 6 au 8 avril 2026 à Kinshasa, les membres fondateurs du mouvement « Sauvons la RDC », réunis sous la présidence de Joseph Kabila, ont affiché une opposition catégorique à toute initiative visant la révision ou le changement de la Constitution. Cette position marque un tournant dans le débat politique national, déjà marqué par de fortes tensions autour des réformes institutionnelles. Par Augustin Ndjabu 

Dans un communiqué officiel signé par Moïse Nyarugabo, ce mouvement affirme son engagement à « faire échec » à toute tentative de la modification de la loi fondamentale. S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution de la RDC, qui reconnaît le droit de tout citoyen à s’opposer à un pouvoir jugé contraire à l’ordre constitutionnel, les signataires entendent légitimer leur posture par un fondement juridique et citoyen.

Au-delà de la question constitutionnelle, Sauvons la RDC a dénoncé ce qu’il qualifie de « violations graves des droits humains » dans plusieurs zones du pays, notamment à Minembwe, Masisi, Goma et en Ituri. Le mouvement appelle à une prise de conscience nationale face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Par ailleurs, ce communiqué critique la gestion de certains accords internationaux conclus par le gouvernement, tout en évoquaqaagnt un déficit de la transparence et des engagements jugés contraires aux intérêts supérieurs de la nation. Cette accusation s’inscrit dans un climat de méfiance croissante entre acteurs politiques sur les questions de gouvernance et de souveraineté.

Cette sortie politique relance avec vigueur le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Elle pourrait accentuer les clivages entre partisans et opposants au changement de la Constitution, à l’approche d’échéances politiques cruciales pour l’avenir institutionnel du pays.