Catastrophe naturelle à Mahagi : près de 300 ménages sans abri après une violente tempête à Pakenge-see

25 Mars 2026 - 07:50
Lecture : 2 min.
 0
Catastrophe naturelle à Mahagi : près de 300 ménages sans abri après une violente tempête à Pakenge-see

Un vent violent, accompagné d'une pluie torrentielle, a balayé le village de Pakenge-see ce mardi 24 mars 2026. Le bilan provisoire fait état de dégâts matériels considérables et d'une urgence humanitaire criante pour des centaines de familles. Par Dieudonné uyirwoth jakwong'a 

​Le calme du groupement Umoyo, en chefferie des Djukoth, a été brutalement rompu entre 12h20 et 13h06. Durant quarante minutes, des rafales de vent d'une violence rare ont frappé le village de Pakenge-see, situé dans l'aire de santé d'Ambere (Zone de santé de Logo), à environ 32 km au sud du Bureau Central de la Zone (BCZ).

​Selon l'alerte publiée par l'ONG ASADS asbl (Association Solide d'Assistance pour le Développement Social), le sinistre a laissé derrière lui un paysage de désolation :

​27 maisons totalement détruites ; De nombreuses habitations partiellement endommagées ; Une dévastation des cultures (maniocs, plantations) et des bois de chauffe, compromettant la sécurité alimentaire immédiate des habitants.

​Au total, ce sont environ 287 ménages qui sont directement touchés par cette catastrophe naturelle.

​Un appel à la solidarité internationale

​Face à l'ampleur du désastre, l'ASADS asbl, basée à Djalusene, lance un cri de détresse aux autorités politico-administratives ainsi qu'aux organismes humanitaires nationaux et internationaux. Les besoins prioritaires identifiés sur le terrain sont critiques :

​Abris d'urgence pour les familles ayant tout perdu ; Articles ménagers essentiels (AME) ; Intervention WASH (Eau, Hygiène et Assainissement) pour prévenir les épidémies ;

​Soutien à la santé et à l'éducation pour stabiliser la zone.

​« La situation nécessite une réponse rapide pour éviter une dégradation des conditions sanitaires et sociales dans cette partie du territoire de Mahagi », souligne l'organisation dans son communiqué.

​Pour l'heure, les sinistrés se retrouvent sans ressources, dépendant de la solidarité communautaire en attendant une aide extérieure.