Moyen-Orient : Israël accuse l'Iran de frappes visant des civils, l'UNICEF intervient pour la protection des enfants
Dans un communiqué officiel rendu public sur son compte X et émanant du ministère des Affaires étrangères d’Israël, datée du 23 mars 2026, consulté et exploité par wise.cd, alerte sur une série d’attaques attribuées à la République islamique d’Iran contre des zones civiles israéliennes. Le document, adressé à Catherine Russell, appelle à une condamnation internationale immédiate, en particulier de la part de UNICEF. Par Augustin Ndjabu
Selon ce document signé par Nina Ben-Ami, plusieurs frappes de missiles balistiques, dont certaines auraient été équipées de sous-munitions, auraient visé des zones résidentielles au cours du mois de mars. Les autorités israéliennes affirment que les principales victimes de ces attaques sont des civils, en particulier des enfants.
Parmi les incidents évoqués figure une frappe survenue le 21 mars dans la ville de Rishon LeZion, où des sous-munitions auraient été dispersées sur plusieurs sites, dont un complexe scolaire regroupant une maternelle et une garderie. Bien que ces infrastructures aient été vides au moment de l’impact, l’incident est présenté comme révélateur des risques encourus par les populations civiles.
Le même jour, une autre attaque aurait touché un quartier le plus peuplé de Arad, qui a provoqué plusieurs blessés. Le bilan fait un état de plus d’une centaine de civils évacués vers des structures médicales, dont majoritairement des enfants et nourrissons.
D’autres frappes auraient également été enregistrées dans les localités de Dimona, Eilat et Beersheba, avec des conséquences humaines et matérielles significatives. Les autorités évoquent également l’effondrement partiel d’un bâtiment résidentiel et des blessures graves causées par des éclats d’obus.
Outre les pertes en vies humaines, le document souligne l’impact psychologique des violences sur des enfants, des milliers d’entre eux sont actuellement suivis pour des troubles mentaux liés aux traumatismes des bombardements et aux périodes prolongées passées dans des abris.
Dans cette correspondance, Israël exhorte UNICEF à reconnaître ces graves violations des droits des enfants. Il convient à signaler qu'aucune réaction officielle des autorités iraniennes n’a été enregistrée suite à cette accusation du ministère des affaires étrangères.
Cette escalade des accusations intervient dans un cadre régional déjà marqué par de fortes tensions, ravivant des inquiétudes de la communauté internationale quant à une aggravation du conflit et à des répercussions humanitaires.


