RDC : Seth Kikuni accuse le président Félix-Antoine Tshisekedi sur plusieurs dossiers sensibles du pays
L’opposant congolais Seth Kikuni, actuellement en exil, a pris la parole lors d’un Space X (ex-tweter) animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala le lundi 15 juin 2026 mais également en live sur la page Facebook d’actualité.cd, suivi par l’une d’équipe rédactionnelle de Wise Magazine (wise.cd). Au cours de cet entretien, il a abordé plusieurs questions liées à la politique, à la sécurité et à la santé publique en République démocratique du Congo (RDC). Par Augustin Ndjabu
Concernant des sanctions internationales visant l’ancien président Joseph Kabila, Seth Kikuni a affirmé qu’elles auraient été obtenues grâce à des pratiques de corruption. Selon lui, ces mesures ne relèveraient rien d’une démarche diplomatique.
L’ancien candidat à la présidentielle a également révélé avoir récemment rencontré Joseph Kabila. Il affirme avoir eu avec l’ex-chef de l’État un entretien au cours duquel ce dernier lui aurait partagé sa version de plusieurs événements politiques ayant marqué le pays.
Sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, l’opposant a rejeté la qualification de mouvement terroriste de l’AFC/M23. Il considère comme plutôt une organisation armée d’opposition engagée dans un conflit prolongé avec les forces gouvernementales.
L’opposant a par ailleurs mis en regret l’efficacité de la stratégie diplomatique du régime de Kinshasa face au Rwanda, s’interrogeant sur des résultats concrets des dénonciations répétées de Kigali dans la recherche d’une solution durable à l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC.
Abordant la question sanitaire, Seth Kikuni a vivement critiqué la gestion de l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Il reproche notamment au président Félix-Antoine Tshisekedi de ne pas s’être rendu dans les zones touchées et de ne pas avoir mobilisé une présence gouvernementale de haut niveau face à cette crise.
Pour clore, Seth Kikuni a annoncé avoir obtenu le statut de réfugié politique en Belgique. Cette reconnaissance intervient alors qu’il poursuit ses activités politiques depuis l’étranger, dans un contexte marqué par de fortes tensions entre l’opposition et le pouvoir en place pour le changement de la constitution.


