ULPGL-Goma : les étudiants paralysent les cours pour protester contre des frais académiques jugés excessifs
Les activités académiques sont paralysées depuis ce lundi sur l’ensemble des campus de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL) à Goma. Dans un communiqué rendu public le 20 juin, la Coordination des étudiants annonce la suspension des cours « jusqu’à nouvel ordre » pour protester contre plusieurs mesures financières jugées contraignantes.
Au centre de la contestation : l’obligation faite aux étudiants de L3 et de M2 de s’acquitter de la totalité des frais académiques, y compris pour ceux accusant encore des crédits non capitalisés, ainsi qu’un tarif fixé à 10 dollars par crédit non validé. Des dispositions que les étudiants estiment difficilement supportables dans un contexte économique déjà précaire et marqué par des tensions sécuritaires persistantes dans la région.
Selon le communiqué signé par le porte-parole de la coordination, Faraja Gabobe Didier, la décision fait suite à de longues discussions avec les autorités académiques. Face au refus de ces dernières de revoir les mesures en question, les représentants des étudiants ont opté pour une suspension totale des activités académiques, incluant cours, travaux dirigés et travaux pratiques.
Le message est clair : « aucun étudiant n’est tenu de se présenter », précise la coordination, tout en appelant au calme et au sens des responsabilités durant cette période de mobilisation.
Cette situation touche particulièrement les étudiants en fin de cycle, pour qui ce blocage pourrait retarder l’obtention des diplômes. La coordination dénonce une forme de double sanction, estimant que des étudiants ayant accompli l’essentiel de leur parcours se retrouvent pénalisés pour des crédits non validés.
Le coût additionnel de 10 dollars par crédit est également au cœur des critiques, jugé inadapté aux réalités économiques locales. Pour beaucoup, cette charge financière supplémentaire accentue les difficultés déjà existantes.
La coordination réaffirme néanmoins son engagement à défendre les intérêts des étudiants « avec respect mais fermeté », jusqu’à l’obtention de solutions jugées plus équitables et durables.


