Après chaque pluie diluvienne à Kinshasa : les autorités dans un profond sommeil, la population périt !
Ce jeudi 01 mai 2025 après une forte pluie dans la soirée, Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants, est une ville qui, chaque saison pluvieuse, devient le théâtre de drames humains, matériels et environnementaux. Les récentes pluies diluviennes n’ont pas dérogé à cette triste réalité : maisons effondrées, routes impraticables, familles endeuillées et des milliers de sinistrés, sans assistance ni espoir.
Un drame récurrent mais évitable
Les inondations à Kinshasa ne sont ni nouvelles ni imprévisibles. Elles surviennent presque chaque année, avec les mêmes conséquences catastrophiques. Pourtant, rien ne change. Les quartiers populaires, souvent construits dans des zones à risque sans planification urbaine adéquate, sont les premières victimes. Le manque d’un système efficace de drainage et l’urbanisation anarchique aggravent la situation. En réalité, ce ne sont pas tant les pluies qui tuent, mais l’indifférence et l’inaction.
L'indignation populaire et l'inaction officielle
Pendant que les Kinois pleurent leurs morts et cherchent à sauver ce qu’il reste de leurs biens, les autorités semblent observer ces tragédies avec une distance déconcertante. Aucun plan d’urgence efficace, peu ou pas de présence sur le terrain, des promesses souvent répétées mais jamais tenues. Le contraste est frappant : une population en détresse face à un État qui donne l’impression d’avoir abandonné ses citoyens.
Le silence coupable des décideurs
Les réseaux sociaux s’enflamment, les images d’enfants emportés par les eaux, de ponts effondrés et de quartiers submergés circulent abondamment. Mais au-delà de l’indignation virtuelle, les responsables restent silencieux. Ce mutisme des autorités est perçu comme une forme de mépris, ou pire, d’habitude morbide à l’égard des souffrances populaires. Où sont les mesures d’anticipation ? Où sont les politiques d’aménagement ? Où est la volonté politique ?
Et maintenant, que doivent faire les autorités?
Il est temps que les pouvoirs publics sortent de leur léthargie. L’urgence est triple : humanitaire, pour secourir les sinistrés ; structurelle, pour repenser l’aménagement urbain de Kinshasa ; politique, pour rétablir la confiance entre gouvernés et gouvernants. Car Kinshasa ne mérite pas d’être une ville où chaque pluie est synonyme de deuil.
Exaucé MWANO


