Arrestation d’Aubin Minaku : Jean-Claude Katende dénonce une dérive autoritaire
L’arrestation d’Aubin Minaku vice-président du PPRD parti cher à l'ancien président Joseph KABILA continue de susciter de vives réactions au sein de la société civile et de l'opinion congolaise. Dans une déclaration ferme, Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, estime que cette interpellation illustre une volonté du régime du président Félix Tshisekedi de démanteler l’opposition politique en RDC. Par Emmanuel EKULE
Selon le défenseur des droits de l’homme, cette démarche s’inscrit dans une logique profondément antidémocratique.
« Une telle pratique est contraire aux principes de l’État de droit et traduit une dérive totalitaire que nous condamnons avec la plus grande fermeté », a déclaré J.C Katende, qui exige la libération immédiate de M. Aubin Minaku.
Le président de l’ASADHO rappelle par ailleurs que la Constitution congolaise garantit à tout citoyen le droit de critiquer la gestion du pays et l’action du gouvernement. Toutefois, il établit une distinction claire entre l’exercice légitime de ce droit et toute attitude pouvant être assimilée à un soutien à l’occupation étrangère.
« Critiquer le président Tshisekedi est un droit constitutionnel. En revanche, soutenir l’occupation du pays par le Rwanda, par esprit de vengeance politique, est insoutenable à tous égards », a-t-il insisté.
Jean-Claude Katende a également interpellé le Rwanda, qu’il accuse de violations graves des droits humains et de pillage des ressources naturelles congolaises à travers ses troupes et leurs alliés de l'AFC/M23. Il affirme que Kigali devra tôt ou tard répondre de ses actes.
« Le Rwanda doit savoir qu’un jour ou l’autre, il sera obligé de quitter le Congo et de rendre des comptes pour les crimes commis », a-t-il martelé.
Enfin, le président de l’ASADHO s’interroge sur la stratégie sécuritaire du pouvoir en place.
« Combien de Congolais le régime Tshisekedi entend-il jeter en prison pour se sentir en sécurité ? », s’est-il demandé, avant de lancer une mise en garde : « Après Monsieur Minaku, à qui le prochain tour ? »
Par ces déclarations sur ses, réseaux sociaux, Jean-Claude Katende appelle les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales et à mettre fin aux arrestations qu’il qualifie d’arbitraires, afin de préserver la démocratie et la cohésion nationale.


