Disparitions présumées à Kinshasa : le gouvernement congolais rejette les accusations de Human Rights Watch

13 Mars 2026 - 19:42
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Disparitions présumées à Kinshasa : le gouvernement congolais rejette les accusations de Human Rights Watch

Le gouvernement congolais a réagi vendredi 13 mars à un rapport publié par l’ONG Human Rights Watch faisant état de présumées disparitions forcées à Kinshasa. Dans un communiqué du ministère de la Communication et Médias, les autorités congolaises disent avoir pris connaissance de ce document qui met en cause certains services de sécurité, notamment le Conseil National de Cyberdéfense. Par Emmanuel EKULE

Selon le gouvernement, les faits évoqués dans le rapport nécessitent une analyse rigoureuse et des clarifications juridiques. Les autorités rappellent qu’en droit international, la qualification de disparition forcée suppose plusieurs éléments constitutifs, notamment l’arrestation ou la détention d’une personne par des agents de l’État suivie d’un refus de reconnaître cette privation de liberté ou de révéler le sort réservé à la personne concernée.

Kinshasa affirme par ailleurs que plusieurs personnes citées dans le rapport ont été identifiées. Certaines auraient été libérées, tandis que d’autres ont été présentées devant les juridictions compétentes conformément aux procédures prévues par la législation nationale. Les autorités indiquent également que des visites ont été autorisées pour les familles et pour des représentants de l’ONG Human Rights Watch.

Le gouvernement souligne que les actions menées par les services compétents s’inscrivent dans le cadre d’enquêtes légalement ouvertes et dans un contexte sécuritaire jugé particulièrement sensible. Il rappelle notamment que la RDC fait face à des menaces liées à la présence de groupes armés dans l’est du pays et accuse le Rwanda ainsi que ses alliés du Mouvement du 23 mars de mener une agression contre son territoire.

Enfin, les autorités congolaises rejettent les allégations selon lesquelles les arrestations ou détentions opérées par les forces de sécurité seraient motivées par des considérations politiques ou arbitraires. Elles réaffirment leur attachement à l’État de droit et se disent disposées à poursuivre un dialogue avec les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits humains, dans le respect de la souveraineté du pays.