DRC Mining Week 2026 : les USA affichent leurs ambitions dans les minerais critiques avec Virtus Minerals
La participation américaine à la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, organisée du 17 au 19 juin à Lubumbashi, a été marquée par la mise en avant de Virtus Minerals, présentée comme un nouvel acteur du retour des investissements américains dans le secteur minier congolais. La rédaction
À travers la présence du chargé d’affaires des États-Unis en RDC, Ian McCary, Washington a affiché sa volonté de renforcer son engagement dans les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, alors que la République démocratique du Congo cherche à consolider sa place dans la transition énergétique mondiale.
Placée sous le thème « La transformation de la RDC : d’acteur local à plaque tournante mondiale des minéraux critiques », la DRC Mining Week a réuni à Lubumbashi les principaux acteurs du secteur autour des enjeux d’investissement, de production et de partenariats stratégiques.
Lors de sa visite dans le sud-est du pays, Ian McCary s’est rendu sur le site de Chemaf à Mutoshi, dans la province du Lualaba, dont les activités ont été reprises par Virtus Minerals en partenariat avec la société indienne Lloyds Metals and Energy.
Cette opération est considérée par Washington comme un exemple concret du partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC dans le domaine des minerais critiques. Elle vise notamment à relancer la production de cuivre et de cobalt, deux ressources essentielles pour les industries liées aux batteries et aux technologies avancées.
« Grâce à l’accord de partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC, les richesses minérales de la RDC peuvent être le moteur d’une prospérité à long terme pour le peuple congolais, tout en garantissant des chaînes d’approvisionnement sûres et fiables pour les États-Unis », a indiqué la représentation diplomatique.
L’arrivée de Virtus Minerals intervient dans un contexte de compétition accrue autour des ressources minières stratégiques africaines. Les États-Unis cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement en cuivre et en cobalt, alors que la Chine occupe depuis plusieurs années une position dominante dans le secteur minier congolais.
La RDC, qui détient d’importantes réserves de minerais indispensables à la transition énergétique, apparaît ainsi comme un partenaire stratégique pour Washington.
Cette nouvelle dynamique s’alligne dans le cadre de l’accord conclu le 4 décembre 2025 entre les États-Unis et la RDC sur l’exploitation des minerais stratégiques, signé par une délégation congolaise conduite par Félix Tshisekedi.


