Kinshasa : l’ONU dénonce les violences contre le sit-in de la C64 et demande une enquête indépendante
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme s’est dit jeudi « vivement préoccupé » par la répression d’un sit-in organisé la semaine dernière à Kinshasa par la coalition C64.
D’après le HCDH, les manifestants, rassemblés aux abords du Parlement pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative de modification de la Constitution, ont été violemment dispersés par les forces de l’ordre. L’opposition parle d’au moins deux morts, tandis que les autorités font état de plusieurs blessés. Ces bilans contradictoires nourrissent la polémique sur les conditions de l’intervention.
Par la voix de son porte-parole Seif Magango, l’institution onusienne condamne un « usage excessif de la force ». Elle rappelle aux autorités congolaises leur obligation de garantir le droit de réunion pacifique, inscrit dans les engagements internationaux du pays. Le recours à la force doit rester strictement encadré et ne peut être qu’un dernier recours, souligne le communiqué.
Le Haut-Commissaire Volker Türk prend acte de l’enquête annoncée par Kinshasa. Il exige toutefois qu’elle soit « indépendante, transparente et impartiale » et que les éventuels responsables de violations soient poursuivis dans le respect des garanties d’un procès équitable.
Malgré la répression de sa deuxième action depuis sa sortie officielle, la coalition Article 64 a annoncé le 12 juin l’organisation d’une marche populaire sur l’ensemble du territoire national. Prévue le 8 juillet prochain, cette mobilisation vise à réclamer la démission du président Félix Tshisekedi, que l’opposition accuse de trahison et de violation de la Constitution


