Révision constitutionnelle : Katumbi relance la contestation et promet une série de manifestations à travers le pays
L'Opposant congolais, leader du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi appelle à une intensification des manifestations contre toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo. S'exprimant lors d'une interview chez DW Afrique il a affirmé que la mobilisation populaire devait se poursuivre afin de faire échec à ce qu'il considère comme une menace pour l'alternance démocratique dans le pays. Par Emmanuel EKULE
Au cours de son intervention, l'ancien gouverneur du Katanga a mis en garde les autorités contre toute répression des mouvements de contestation. Il a estimé que le président de la République serait tenu pour responsable de toute violence qui pourrait être exercée à l'encontre des manifestants, faisant référence à plusieurs épisodes ayant marqué la vie politique congolaise.
Moïse Katumbi a également exhorté le chef de l'État à privilégier une sortie politique apaisée plutôt que de s'engager dans une démarche susceptible de raviver les tensions nationales. Selon lui, une transition conforme à l'esprit de la Constitution permettrait de préserver la stabilité du pays et de renforcer les acquis démocratiques.
Il a par ailleurs soutenu que la population congolaise avait déjà exprimé son opposition à toute prolongation du pouvoir au-delà du cadre constitutionnel actuel. Il a plaidé pour une séparation « dans la paix », estimant que le président pourrait conserver sa place dans l'histoire du pays en respectant les règles démocratiques.
Exilé en Europe, Katumbi a dénoncé ce qu'il qualifie de mauvais conseils prodigués au chef de l'État par certains membres de son entourage.
Pour lui, toute tentative de révision constitutionnelle risquerait d'aggraver les difficultés auxquelles la population congolaise est confrontée, tout en accentuant les tensions politiques à l'approche des prochaines échéances électorales.


