Ituri : plus de 25 civils tués lors d'une attaque attribuée aux miliciens de CODECO à Dhendro
La province de l’Ituri a de nouveau été frappée par une violente attaque armée. Plus de 25 civils, dont plusieurs enfants, ont été tués tôt le matin du mercredi 11 mars 2026 dans le groupement Dhendro, situé en chefferie des Bahema Nord, dans le territoire de Djugu. La Rédaction
D'après la société civile locale, l’attaque est attribuée aux miliciens de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO), un groupe armé actif dans cette partie du nord-est de la République démocratique du Congo.
D’après les premiers témoignages recueillis sur place par wise.cd, les assaillants ont fait une irruption dans plusieurs habitations à l’aube. Certaines victimes auraient été tuées à la machette, tandis que d’autres ont été abattues en arme en feu. Le bilan provisoire fait état de plus de 25 morts, mais ce chiffre pourrait s’alourdir, plusieurs personnes étant toujours portées disparues.
Outre les pertes en vies humaines, l’attaque a également provoqué d’importants dégâts matériels. Des maisons ont été incendiées et plusieurs biens de la population ont été pillés par les assaillants, provoquant un déplacement massif des habitants vers des zones jugées plus sûres.
La société civile de Djugu condamne fermement cette nouvelle tuerie et appelle les autorités congolaises ainsi que les forces de sécurité à renforcer les dispositifs de protection des civils dans cette zone régulièrement endeuillée par les violences armées.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités locales ou des forces de sécurité n’a encore été communiquée concernant cette attaque. Toutefois, les populations de la chefferie des Bahema Nord vivent dans une psychose permanente face à la recrudescence des violences attribuées aux groupes armés actifs dans la région.
Depuis plusieurs années, le territoire de Djugu demeure l’un des épicentres de l’insécurité en Ituri, marqué par des attaques récurrentes contre les civils, malgré la présence des forces armées congolaises et de la mission des Nations unies.
Les acteurs de la société civile continuent de plaider pour des actions plus efficaces afin de mettre fin aux massacres et rétablir durablement la paix dans cette partie de l’est du pays.


