Kinshasa : le quitus fiscal exigé avant tout mariage civil
Une décision du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, continue de faire débat. À l’Hôtel de Ville, il a été instruit que plus aucun mariage civil ne pourra être célébré sans le paiement préalable des impôts dus et la présentation obligatoire d’un quitus fiscal. Selon des sources concordantes, cette mesure vise à renforcer la mobilisation des recettes propres de la ville et à lutter contre l’évasion fiscale. Par Emmanuel EKULE
Concrètement, les futurs époux devront désormais justifier de leur situation fiscale régulière avant toute programmation de la cérémonie civile. Les services concernés ont reçu l’ordre strict d’exiger ce document comme condition sine qua non, au même titre que les pièces d’état civil habituelles.
Le gouverneur de la ville défend cette nouvelle mesure en affirmant que l’État doit trouver des moyens pour renforcer la collecte des recettes. Les autorités provinciales estiment que cette réforme permettra d’élargir l’assiette fiscale et d’instaurer une plus grande discipline dans le respect des obligations citoyennes.
Cependant, la mesure suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique. Plusieurs citoyens dénoncent une décision jugée contraignante et socialement discriminatoire, estimant qu’elle pourrait porter atteinte au droit fondamental au mariage, notamment pour les ménages à faibles revenus.
Face à la polémique, l’Hôtel de Ville n’a pas encore communiqué officiellement sur d’éventuels aménagements ou clarifications de cette nouvelle exigence.


