Maï-ndombe : des combattants Mobondo déposent les armes à Kinsele
Un nouveau groupe de miliciens affiliés au mouvement Mobondo s’est rendu aux forces gouvernementales jeudi 12 mars 2026 au village Kinsele, situé le long de la Route nationale RN17 dans le territoire de Kwamouth, en province du Maï‑Ndombe. Cette reddition s’inscrit dans la zone d’intervention militaire connue sous le nom d’opérations Ngemba. Par Augustin Ndjabu
D’après le porte-parole de ces opérations, le capitaine Antony Mualushayi, les combattants ont remis aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) un important lot d’armes et de munitions.
Des armes de guerre remises à l’armée
Selon les précisions fournies par le capitaine Mualushayi, les miliciens ont livré seize armes de guerre, dont une mitrailleuse de type PKM, dix fusils d’assaut AK-47 ainsi que cinq fusils de calibre 12. Plusieurs munitions ont également été récupérées lors de cette opération.
La cérémonie de remise des armes s’est déroulée en présence d’une délégation du Ministère de la Défense et des Anciens combattants de la RDC venue de Kinshasa. Au cours de cet événement, plusieurs membres du groupe armé ont officiellement choisi de se rendre aux forces loyalistes dans le cadre du processus de désarmement en cours dans cette zone.
Appel à d’autres redditions
Profitant de cette occasion, les représentants du ministère de la Défense ainsi que les responsables militaires des opérations Ngemba ont lancé un appel aux autres miliciens Mobondo encore présents dans la brousse afin qu’ils abandonnent également les armes.
Les autorités ont toutefois insisté sur la nécessité d’une reddition sincère, avertissant qu’elle ne doit pas être utilisée comme une stratégie pour gagner du temps ou se réorganiser.
Transfert des combattants à Kinshasa
À l’issue de la cérémonie, les combattants qui se sont rendus, de même que l’arsenal récupéré, ont été acheminés vers Kinshasa pour la suite du processus administratif et sécuritaire lié à leur reddition.
Cette nouvelle capitulation intervient dans un contexte d’efforts des autorités congolaises visant à restaurer la sécurité dans le territoire de Kwamouth, théâtre de violences récurrentes liées aux activités des miliciens Mobondo.


