RDC : la Coalition Article 64 condamne sur des attaques contre l’Église catholique
L’opposition tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué daté du 22 juin, la Coalition Article 64 (C64) a dénoncé une série d’incidents visant des édifices de l’Église catholique à Kananga, Luebo et Kinshasa, ainsi que des actes d’intimidation contre des membres du clergé.
Le document porte la signature de cinq poids lourds de l’opposition : Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga. Les signataires évoquent des faits « largement documentés » qui, selon eux, violent la sécurité des personnes, la liberté de religion et le caractère inviolable des lieux de culte garantis par la Constitution.
Pour la C64, ces attaques ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un climat politique de plus en plus délétère, marqué par « les discours de haine, les appels publics au meurtre et les intimidations visant des voix dissidentes ». La coalition parle d’une « banalisation préoccupante de la violence politique systématique, planifiée et ciblée » devenue, selon elle, un mode de gestion des divergences.
Rappelant qu’en État de droit « nul ne peut être pris pour cible en raison de ses opinions », la C64 condamne ces dérives et affiche sa solidarité avec l’Église catholique et ses fidèles. Elle exhorte les autorités à sécuriser les personnes et les lieux de culte, et exige l’ouverture d’une « enquête indépendante et crédible » pour identifier les auteurs et les éventuels commanditaires.
Cette sortie intervient après un incident signalé par la chancellerie de l’archidiocèse de Kinshasa. Samedi 20 juin 2026, en fin de matinée, un groupe de militants se réclamant de la Force du Progrès, structure proche de l’UDPS, a occupé sans autorisation l’esplanade de l’archevêché pour y mener des activités politiques improvisées, selon le communiqué de l’Église.


