Bunia : débat autour de la Constitution, des voix divergentes se lèvent
À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, l’acteur politique Luc Malembe a animé un meeting populaire au cours duquel il a évoqué la question du changement de la Constitution de la République démocratique du Congo. Par Augustin Ndjabu
Dans son allocution, il a pointé du doigt certaines lacunes du texte constitutionnel, notamment l’absence de limitation des mandats pour les parlementaires. Il a souligné que, contrairement au président de la République dont le mandat est limité à cinq ans renouvelable une seule fois, celui des députés et sénateurs reste sans restriction.
L'acteur Luc Malembe a également affirmé que la Constitution ne précise pas la superficie du territoire national, estimant qu’il s’agit d’un manque de transparence vis-à-vis de la population congolaise.
Ces propos ont suscité des réactions au sein de la classe politique. Mufalme Moise, cadre de la NOGEC en Ituri, a exprimé son désaccord, estimant que les priorités actuelles du pays se situent ailleurs, notamment dans les domaines sécuritaire et socio-économique.
Selon lui, la révision de la Constitution ne constitue pas une solution aux difficultés que connaît la population. Il appelle plutôt à un dialogue national inclusif afin d’identifier des réponses concrètes aux défis majeurs auxquels fait face le pays.
Ce débat sur la Constitution continue ainsi de diviser les acteurs politiques congolais, entre partisans de la réforme et défenseurs du statu quo, dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans l’Est du pays.


