Kinshasa : le ministère public requiert jusqu’à 10 ans de prison contre le médecin David Balanganayi poursuivi pour torture et violences sur une patiente
Le ministère public a présenté son réquisitoire dans l’affaire opposant le docteur David Balanganay à sa patiente Dorcas, réclamant de lourdes peines pour des faits qualifiés de particulièrement graves. Lors de l’audience, le parquet a requis une peine de 10 ans de servitude pénale principale pour torture, assortie de sanctions complémentaires pour d’autres infractions retenues à charge de l’accusé. Par Emmanuel EKULE
Le procureur a également sollicité 5 ans de prison pour coups et blessures volontaires aggravés, ainsi que 5 ans pour atteinte à l’intégrité physique. L’ensemble de ces peines s’accompagne d’une amende de 25 millions de francs congolais, traduisant, selon l’accusation, la gravité des actes reprochés et leurs conséquences sur la victime.
Selon les éléments présentés à la barre, les faits se seraient produits dans un contexte médical, ce qui confère à cette affaire une dimension particulièrement sensible. Le ministère public estime que la position du prévenu, en tant que professionnel de santé, aurait dû garantir la sécurité et le respect de la dignité de la patiente.
La défense, de son côté, devrait tenter de contester la qualification des faits et la sévérité des peines requises, en plaidant notamment pour une relecture des circonstances et des preuves versées au dossier. Les avocats du médecin pourraient également mettre en avant des éléments atténuants dans l’espoir d’obtenir une réduction de peine.
Le tribunal doit désormais se prononcer dans les prochains jours. Cette affaire, très suivie, relance le débat sur la responsabilité des professionnels de santé et la protection des patients en République démocratique du Congo.


