Polémique après à les propos du Président de la République la reconnaissance des artistes musiciens en RDC, la Justice s'invite contre les discours injurieux et menaçants visant le chef de l'État
Le Ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé, dans un communiqué publié le 11 mai à Kinshasa, l’ouverture de poursuites contre les auteurs de publications et déclarations jugées outrageantes, injurieuses, diffamatoires ou menaçantes à l’encontre du président de la République, Félix Tshisekedi. Le gouvernement affirme que ces agissements, observés ces derniers jours dans le cyberespace, portent atteinte à l’autorité de l’État et à la cohésion nationale. Par Emmanuel EKULE
Selon le communiqué signé par le cabinet du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, ces comportements se sont intensifiés à la suite de la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier. Les autorités estiment que ces propos ne peuvent être couverts par la liberté d’expression et relèvent d’infractions prévues par le droit pénal congolais, notamment celles portant atteinte aux institutions de la République.
Le ministère rappelle que le chef de l’État, en tant que garant de la Constitution, de l’unité nationale et du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, bénéficie d’une protection juridique renforcée. Dans ce cadre, les autorités judiciaires compétentes ont reçu instruction d’engager « immédiatement et systématiquement » des actions visant l’identification technique, numérique et judiciaire des auteurs des publications incriminées, y compris ceux opérant depuis l’étranger.
Le gouvernement met également en garde contre toute instrumentalisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, de provocation à la violence ou de troubles à l’ordre public. Le ministère de la Justice réaffirme enfin sa volonté d’assurer le respect de l’autorité de l’État, la protection des institutions républicaines ainsi que « l’assainissement du cyberespace national », tout en concluant son communiqué par la formule : « Force demeure à la loi. »


