N’djili plongée dans la terreur : les JPCD réclament la tête de Daniel Bumba

15 Mai 2026 - 07:57
15 Mai 2026 - 08:06
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N’djili plongée dans la terreur : les JPCD réclament la tête de Daniel Bumba

L’attaque sanglante perpétrée dans la commune de N’djili continue de provoquer une onde de choc à Kinshasa. Après l’irruption d’hommes armés dans une église puis dans un hôpital voisin, le mouvement des Jeunes patriotes congolais de la diaspora (JPCD), dirigé par Fabrice Kasongo Tshibangu, est monté au front pour dénoncer ce qu’il qualifie de “faillite sécuritaire totale” dans la capitale congolaise.

Dans un ton particulièrement virulent, le collectif exige le départ du gouverneur de Kinshasa Daniel Bumba ainsi que la démission du ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani. Selon les éléments relayés par les JPCD, les faits se sont produits dans la nuit de lundi à mardi, entre 2 heures et 4 heures du matin.

Deux bus de type Hiace, transportant plusieurs hommes lourdement armés, ont fait irruption dans une église où des fidèles tenaient une veillée de prière. Les assaillants ont braqué les croyants, fouillé les locaux administratifs de l’église et emporté de l’argent ainsi que divers biens de valeur.

Quelques minutes plus tard, les mêmes individus se sont dirigés vers un hôpital situé à proximité immédiate du lieu de culte. Là encore, la scène a viré au chaos. Patients, gardes-malades et personnel médical on été dépouillés sous la menace des armes.

Le passage des assaillants dans le service de maternité a particulièrement bouleversé l’opinion. D’après les témoignages recueillis, une femme en plein travail a subi un traumatisme violent provoqué par la panique générale. La complication qui s’en est suivie a entraîné la perte du bébé, transformant un simple braquage en véritable drame humain.

Pour les JPCD, cette tragédie constitue le symbole d’une capitale livrée à elle-même. Le mouvement estime que l’insécurité atteint désormais des proportions alarmantes et accuse les autorités provinciales et nationales de passivité face à la détresse de la population.

“Quand des hommes armés peuvent entrer sans difficulté dans une église et un hôpital en pleine nuit, braquer des malades et semer la mort dans une maternité, cela signifie que l’État a déserté sa mission première : protéger les citoyens”, fustige le mouvement.

Très critique envers le gouverneur Daniel Bumba, le leader du collectif JPCD considère que Kinshasa souffre d’un manque criant de leadership sécuritaire. Fabrice Kasongo Tshibangu accuse l’autorité urbaine de multiplier les discours sans résultats tangibles pendant que les habitants vivent dans une peur permanente.

Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, est également ciblé par les critiques. Les JPCD estiment que la multiplication des braquages, des incursions armées et des violences urbaines traduit l’échec des dispositifs sécuritaires mis en place par le gouvernement central.

“L’insécurité ne frappe plus seulement les quartiers réputés sensibles. Elle s’invite désormais dans les lieux sacrés et les structures sanitaires. C’est le signe inquiétant d’un effondrement progressif de l’autorité publique”, dénonce encore le mouvement.

Depuis la Belgique, les membres du mouvement assurent suivre avec attention la situation du pays et disent refuser de garder le silence face à la souffrance des Kinois. Ils appellent les autorités compétentes à engager des actions immédiates pour retrouver les auteurs de ces attaques, renforcer la sécurité dans la capitale et assister les victimes.

Les Jeunes patriotes congolais de la diaspora maintiennent leur ligne dure exigeant le départ immédiat de Daniel Bumba de la tête de Kinshasa et la démission de Jacquemain Shabani sont, selon eux, devenus “une exigence populaire” pour tenter de restaurer la confiance et la sécurité dans la ville-province.

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