30 Juin : le Cardinal Fridolin Ambongo maintient sa position contre la révision constitutionnelle

30 Juin 2026 - 14:20
Lecture : 2 min.
 0
30 Juin : le Cardinal Fridolin Ambongo maintient sa position contre la révision constitutionnelle

À l'occasion du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, le cardinal Fridolin Ambongo a célébré une messe à la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, dans un climat marqué par de vives tensions autour du débat sur la révision de la Constitution. Par Héritier BONO

Selon plusieurs témoignages, un important dispositif de sécurité a été déployé en raison de craintes de perturbations attribuées à des sympathisants du pouvoir. L'accès à la cathédrale était fortement contrôlé, une seule entrée étant ouverte aux fidèles.

La célébration a réuni plusieurs figures de l'opposition, dont Martin Fayulu, Delly Sessanga et Ados Ndombasi, ainsi que des responsables du FCC, notamment Marie-Ange Mushobekwa.

Dans son homélie, le cardinal a affirmé que des tentatives de perturbation avaient été anticipées.

« Des gens ont été préparés pour mettre du désordre dans cette célébration eucharistique. Nous avons pu identifier les uns. Je prends à témoin les politiciens qui sont ici », a-t-il déclaré.

Le prélat a ensuite plaidé pour une refondation du pays fondée sur la justice, la réconciliation et le respect de chaque citoyen.

Dressant un bilan sévère des 66 années d'indépendance, il a estimé que le pays n'avait pas répondu aux attentes de sa population.

« Soixante-six ans après, le constat est sans appel. Nous avons collectivement échoué », a-t-il affirmé.

Énumérant les multiples défis auxquels la RDC reste confrontée — insécurité, épidémies, pénurie d'eau potable et difficultés d'accès à l'électricité — le cardinal a remis en cause l'opportunité d'une réforme de la Constitution.

« On dirait que tous les malheurs du pays se sont donné rendez-vous ici. Est-ce que le changement de la Constitution est la réponse la plus adéquate ? », a-t-il lancé.

À cette question, les fidèles ont répondu d'une seule voix : « Non », sous les applaudissements nourris de l'assemblée, réaffirmant ainsi leur opposition à une révision de la Constitution.