KWILU: Que ce qui divise le Conseil provincial de la Jeunesse et les jeunes ?
Une série de passe d'armes numériques a enflammé la toile en début du mois Août 2026 entre les jeunes ressortissants du Kwilu. En cause, opacité autour de la gestion d'un fonds alloué aux activités du genocoast à Bandundu-ville. Par Plamedi Wala
Ce spectacle virtuel désolant commence quelques heures après l'activité commémorative du genocoast le 2 août à Bandundu-ville. Des voix se sont ensuite levées, pour la plupart, dénoncer un présumé détournement des fonds alloués à cet événement. Ce qui déclenchera une guerre entre les jeunes du CJP.
A en croire le président du CPJ/KWILU joint au téléphone par wise.cd les frustrations observées sur les réseaux sociaux naissent d'un manque de constance et de professionnalisme
"Ce sont malheureusement des jeunes gens qui changent des positions tel un caméléon" a-t-il lâché.
Pour Héritier Tambu, les faits dont on reproche à sa personne sont infondés "Des sommes colossales ne sont jamais gérées en main. Elles sont bancarisées et tracées" a-t-il précisé, avant d'ajouter " Je n'ai rien détourné". Le président du conseil provincial de la Jeunesse nie par ailleurs toute intention de saisir les instances judiciaires afin de faire respecter ses droits et sa dignité.
Si Héritier Tambu n'a su évoqué le montant de la somme allouée pour cet événement, les courageux sont certains jeunes membres du comité d'organisation de l'activité commémorative du genocoast, à l'instar d'Hecson Mikwa et Gatel Nshole.
Le second cité, ancien chargé de communication, evoque en premier lieu l'opacité dans la gestion des fonds et du bureau du CPJ/KWILU, qui aurait conduit à la détérioration de la confiance entre lui et son ancien chef. Selon Gatel Nshole, les suspicions ont commencées lors de la location d'une salle des réunions équipées. Quatre cent dollars aurait été déboursé pour occuper la salle pendant deux jours: " force et malheureusement de constater que les réunions ses tenaient dans le bureau d'un particulier, sans toutefois remplir les conditions" a-t-il déclaré au téléphone.
Gatel Nshole parle également de la prime d'encouragement des ambassadeurs recrutés pour la sensibilisation à la signature de la pétition. "Ces ambassadeurs devraient percevoir chacun 10$ pour leurs services, Mais je peux vous témoigner que certains ont reçu 5000fc, d'autres 7000fc" a-t-il dit. Cet ancien membre du bureau du conseil provincial de la Jeunesse du Kwilu dit avoir pris la décision de démissionner de son poste de chargé de communication à la suite de ces irrégularités.
Pour sa part, Hecson Mikwa membre du comité d'organisation de l'événement dément la somme de 3000 dollars qui aurait été déboursé pour cet événement : " le montant alloué n'avait jamais atteint cette somme là, d'où ces gens tirent ces informations ? " s'est-il questionné.
M. Mikwa revient sur la location d'une salle pour les évènements : " je suis mal placé pour parler du montant déboursé pour la location de la salle, mais ce que je peux dire est donc que nous avons sû gérer avec l'argent qui nous a été remis. et donc nous ne pouvions pas sacrifier d'autres éléments importants de la logistique, par exemple les chaises et la rétroprojecteur. ce serait un déficit dans l'organisation. tout a été fait pour accueillir les gens dans des bonnes conditions" déclare Hecson Mikwa.
En ce qui concerne les ambassadeurs, Hecson Mikwa, dément catégorique plutôt les allégations de Gatel Nshole. Selon lui, les ambassadeurs ont été tous payés et personne en avait été lésé : "Ils étaient au nombre de cinquante. Ils ont reçu une part de la somme prévu pour eux le premier jour de la formation. Et au jour de l'événement chacun a reçu la totalité de sa prime, ce qui avoisinait entre 13 et 14 $".
Hecson Mikwa se félicite pourtant de la réussite de cet événement qui, pour lui, a été bien organisé par rapport à d'autres provinces " Vous pouvez vous renseigner auprès d'autres provinces, je vous affirme que l'activité commémorative ténue à Bandundu-ville a connue une grande impacte par rapport à celle d'autres provinces" a-t-il affirmé.
Sur les réseaux sociaux la pression s'accentue sur le conseil provincial de jeunesse. Pendant que plusieurs jeunes appellent à la démission du président du CPJ, d'autres insiste sur l'harmonisation des vues au sein de cette structure. Selon certaines sources, Les divergences entre le président du CPJ et son vice entravent gravement le fonctionnement de ce bureau.


