À Goma, Claude Ibalanky brise le silence et conteste la ligne de Kinshasa
Depuis Goma, Claude Ibalanky a tenu sa toute première conférence de presse aux côtés de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC. Ancien ambassadeur itinérant du Chef de l’État, il a choisi cette tribune pour livrer sa lecture des événements récents et justifier sa présence dans la capitale du Nord-Kivu. Par Emmanuel EKULE
Revenant sur son passage au sein du Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, Claude Ibalanky affirme que la reprise des hostilités est, selon lui, la conséquence directe du non-respect des engagements politiques pris par le Président de la République. Il cite notamment les négociations de Nairobi avec les groupes rebelles, dont les conclusions n’auraient pas été appliquées, alimentant ainsi la crise actuelle.
Face aux journalistes locaux, l’ancien diplomate a tenu à couper court aux spéculations sur un éventuel ralliement à l’AFC/M23.
« Je n’ai pas rejoint l’AFC/M23. Je suis venu ici par mes propres moyens pour une consultation. Je n’ai trahi personne. Je suis venu présenter mon offre », a-t-il martelé, se présentant comme un acteur indépendant venu défendre une vision personnelle.
Dans son intervention, Claude Ibalanky a également révélé vivre depuis près d’une année en « exil technique », une situation qu’il attribue aux tensions politiques persistantes à Kinshasa.
Une sortie médiatique qui relance le débat sur les responsabilités politiques dans la crise sécuritaire et sur le positionnement réel de certains anciens hauts cadres de l’État congolais.


