Cessez-le-feu dans l’Est congolais : Kinshasa donne son accord à la médiation angolaise
Kinshasa franchit un pas diplomatique. Ce 13 février 2026, la République démocratique du Congo a officiellement accepté le principe d’un cessez-le-feu dans l’est du pays, proposition portée par l’Angola dans le cadre de ses efforts de médiation régionale. La présidence congolaise évoque une décision prise « dans un esprit de responsabilité et d’apaisement », alors que les violences persistent dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Par Emmanuel EKULE
Selon une source proche du dossier citée par Radio France Internationale, la date du 18 février a été arrêtée pour l’entrée en vigueur de cette trêve. D’ici là, les discussions doivent se poursuivre sur les modalités pratiques, notamment les mécanismes de contrôle et de vérification destinés à garantir le respect des engagements sur le terrain.
Pour le président Félix Tshisekedi, cette acceptation s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large visant à contenir l’escalade sécuritaire et à restaurer un cadre de dialogue. Luanda, qui s’est imposée ces dernières années comme un acteur clé dans les médiations régionales, tente de créer les conditions minimales d’une désescalade durable entre Kinshasa et les groupes armés actifs dans l’est du pays.
Mais sur le terrain, les défis restent considérables. La fragmentation des acteurs armés, la méfiance accumulée au fil des précédents cessez-le-feu et la complexité des alliances locales constituent autant d’obstacles à une application effective de l’accord. Les partenaires régionaux et internationaux suivent de près l’évolution de la situation.
Si la trêve annoncée pour le 18 février est respectée, elle pourrait ouvrir une fenêtre politique pour relancer les discussions plus substantielles sur la sécurité, le désarmement et la gouvernance dans l’est congolais. À défaut, elle risquerait de rejoindre la longue liste des tentatives avortées dans une région en quête de stabilité.


