Crise politique en RDC: après les querelles, Kabila et Katumbi, des amis stratégiques !
L'ancien président de la République Démocratique du Congo Joseph Kabila et l'ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, tous deux opposants du régime Tshisekedi, se sont rencontrés à Addis-Abeba, pour échanger autour de la crise politique, sécuritaire, et socio-économique que traverse leur Pays et tenter de poursuivre une grande mobilisation sur leur combat contre la « dictature » du régime en place.
En exil depuis quelques mois selon plusieurs sources, le président du parti Ensemble pour la République et le sénateur à vie ont lancé un appel à la paix et à l'unité nationale, tout en soulignant l'importance et l'urgence du respect des droits fondamentaux qui pour eux, sont aujourd'hui bafoués des citoyens, de la préservation de la démocratie et l'Etat de droit qui ont laissé place à l'oppression et à la dictature. Selon un communiqué.
Au moment où l'armée rwandaise et ses supplétifs du M23, ont pris le contrôle de plusieurs localités et territoires de la RDC, les deux opposants congolais déplorent et condamnent la prolifération des forces illégales, y compris des mercenaires et des troupes étrangères, sur le territoire national et exigent qu'il y soit mis fin.
Kabila et Katumbi ont ainsi exprimé dans ce même communiqué, leur solidarité envers les populations victimes des choix politiques désastreux du pouvoir de Kinshasa et saluent les efforts en cours aux niveaux régional et international, notamment dans le cadre des initiatives de Nairobi et de Luanda, visant à ramener la paix en RDC.
Kabila et Katumbi disent Non au changement de la constitution
La question épineuse de la constitution de la RDC n'a pas du tout échappé les responsables de deux grandes formations d'opposition congolaise qui ont par ailleurs exprimé fermement leur opposition à toute réforme qui, dans les circonstances actuelles, s'avère illégale et inopportune et dont le but ultime n'échappe à personne: la consolidation de la dictature à travers une Présidence à vie en RDC.
Selon ces opposants du régime en place, personne n'est propriétaire mais locataire du pouvoir, le bail démocratique étant à durée déterminée dans les conditions prévues par l’actuelle loi fondamentale du Pays.
Il faut noter que les deux personnalités politiques, qui étaient adversaires farouches dans un passé récent, sont toutes deux soupçonnées par les renseignements militaires d'organiser ou de soutenir une insurrection armée pour renverser Félix Tshisekedi. Pratiquement contraints à l'exil, ils ne se sont jamais défendu au sujet de ces accusations.
WISE.CD


