Mahagi : Les acteurs éducatifs outillés contre le virus Ebola à la veille des examens certificatifs

30 Mai 2026 - 09:34
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Mahagi : Les acteurs éducatifs outillés contre le virus Ebola à la veille des examens certificatifs

Le 30 mai 2026, À quelques semaines des épreuves certificatives nationales, la sensibilisation sanitaire s'intensifie dans le territoire de Mahagi. Vendredi 29 mai, la Caritas a organisé un atelier de formation crucial axé sur la prévention de la Maladie à Virus Ebola (MVE) en milieu scolaire. L'activité, qui s'est déroulée dans la commune de Mahagi, a réuni des enseignants, des chefs d'établissements ainsi que des conseillers d'enseignement. Par UYIRWOTH JAKWONG'A DIEUDONNÉ

​Sous la facilitation du Docteur Aubin Lwambo, médecin épidémiologiste, cette session avait un objectif clair : doter le corps enseignant des compétences nécessaires pour identifier les signaux d’alerte et barrer la route au virus en milieu éducatif grâce aux mesures barrières.

Un voyage dans l'histoire pour comprendre la menace

​Pour faire comprendre l'urgence de la vigilance, le Dr Aubin Lwambo est revenu sur l'historique de ce tueur silencieux, apparu il y a exactement 50 ans, en 1976, simultanément au Soudan du Sud et au Zaïre (aujourd’hui RDC).

​L'auditoire a été marqué par le récit du tout premier cas congolais, survenu en août 1976 dans la province de la Mongala : un directeur d'école primaire de Yambuku. De retour de voyage avec de la viande de brousse, ce dernier avait développé une forte fièvre. Pris en charge dans une structure sanitaire locale, il est décédé le 8 septembre de la même année de suites d'hémorragies. C'est à la suite de l'enquête scientifique qui a suivi que le virus a hérité du nom de la rivière Ebola (qui signifie « eau noire » en langue locale).

​L’épidémiologiste a rappelé comment le manque de connaissances et la précarité du système de santé de l’époque — notamment l'utilisation de seulement cinq seringues en verre rincées à l'eau tiède pour des centaines de patients — ainsi que les coutumes locales de salutation avaient favorisé la propagation fulgurante de la maladie.

​Le Dr Lwambo a insisté sur le fait que le réservoir naturel du virus reste la chauve-souris, qui peut contaminer d'autres animaux de la faune sauvage (singes, gorilles, antilopes). L'homme se contamine par la manipulation ou la consommation de ces animaux, le cadavre d'une victime d'Ebola étant particulièrement contagieux. Avec un taux de létalité pouvant atteindre 90 % si aucun soin n'est administré à temps, la vigilance doit être maximale.

​« Le virus Ebola ne se transmet pas par l'air », a rassuré l'orateur, avant de préciser le danger des contacts directs et indirects : « La transmission se fait par les sécrétions comme la sueur, le sang, le sperme ou l'urine. Si la peau s'impose comme une barrière mécanique efficace, les muqueuses, elles, sont extrêmement perméables. »

​En milieu scolaire, une attention particulière a été demandée concernant l’accès aux latrines, notamment pour les jeunes filles qui s’accroupissent, s’exposant ainsi à des risques de contact au niveau des mmuqueuses

​Face à un élève ou un collègue suspect présentant les signes caractéristiques à savoir une phase initiale de fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires et maux de gorge, suivie d'une phase avancée avec vomissements, diarrhées abondantes, éruptions cutanées, insuffisance rénale ou hémorragies, l'enseignant doit agir vite mais avec prudence.

​Mettre à l'écart tout cas suspect avant la fin de la période d'incubation.

​Ne jamais manipuler les vomissements ou le sang d'un élève ou d'un collègue malade.

​Garantir la présence de kits de sécurité et de lavage des mains au sein de chaque école.

​Pratiquer la dénonciation communautaire positive pour les personnes venant de zones à risque, une démarche salvatrice pour l’école et la communauté.

​Cap vers des examens sécurisés

​Débutée à 10h00, cette formation s’est clôturée à 14h30 dans un climat de grande satisfaction. Les participants

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