Dialogue National : «Le dialogue doit rester strictement encadré par la Constitution» Khen Vandy ABONZU

29 Août 2026 - 07:07
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Dialogue National : «Le dialogue doit rester strictement encadré par la Constitution» Khen Vandy ABONZU

Demander une consultation populaire peut être perçu comme le signe d’une faiblesse de notre démocratie représentative : les élus du peuple ont pour responsabilité de porter auprès du Président de la République et des institutions les aspirations réelles de la population congolaise. Khen Vandy Abonzu rencherit Analyste politque rencherit que La consultation populaire ne devrait donc pas devenir un substitut au rôle constitutionnel des représentants du peuple.

Pour ce professionnel de l'administration et analyste pilitque, Organiser un dialogue national inclusif ne signifie pas instaurer le laisser-aller. Le dialogue doit rester strictement encadré par la Constitution, les lois de la République et les principes de souveraineté nationale. L’inclusivité ne peut jamais être confondue avec l’abandon de l’autorité de l’État ou de l’ordre constitutionnel.

Refuser un dialogue lorsque ses conditions seraient fixées par un acteur directement impliqué dans la crise peut se comprendre. Mais appeler systématiquement à une médiation internationale pose également la question de notre capacité, en tant que Congolais, à rechercher nous-mêmes les solutions à nos crises internes. Les partenaires extérieurs peuvent accompagner un processus, mais la solution politique à une crise congolaise doit rester une responsabilité congolaise.

La question de l’AFC/M23 exige également de la cohérence. On ne peut pas prétendre organiser un dialogue national véritablement inclusif tout en excluant les Congolais directement concernés par la crise. Il faut cependant distinguer clairement l’inclusion des Congolais dans le processus politique de la légitimation d’un mouvement armé. L’inclusivité ne signifie pas légitimer la violence.

Le processus de Doha est, quant à lui, distinct du dialogue national convoqué par le Président de la République. Il ne doit donc pas être présenté comme une alternative au dialogue national, mais comme une étape différente visant à traiter la dimension sécuritaire et militaire de la crise.

À mon sens, le dialogue national est aujourd’hui prématuré. Il serait plus cohérent de laisser d’abord les pourparlers de Doha aboutir à un accord sérieux, notamment sur la fin des hostilités, le retrait des forces étrangères du territoire congolais et les garanties nécessaires au retour à une situation permettant aux Congolais de discuter entre eux de leur avenir.

Une fois cette étape franchie, le dialogue national pourra véritablement prendre son sens : un dialogue entre Congolais, inclusif, souverain et constitutionnel, dans lequel les divergences politiques pourront être discutées sans la présence ou l'influence déterminante de forces étrangères sur notre territoire.

La RDC n’a donc pas besoin d’un dialogue précipité pour gérer la crise. Elle a besoin d’abord de créer les conditions d’un dialogue véritablement national.

D’abord mettre fin à la présence des forces étrangères. Ensuite, permettre aux Congolais de se parler. Enfin, construire ensemble une solution politique durable.

La paix peut être accompagnée de l’extérieur ; mais l’avenir du Congo doit être décidé par les Congolais.

 Abonzu vandy khen Professionnel de l'administration | Analyste politique | Affaires publiques • Gouvernance • Engagement civique.

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