Est de la RDC: la communauté internationale hausse le ton contre le Rwanda et son supplétif le M23
L'avancée des rebelles du M23, soutenue par l'armée rwandaise sur le sol congolais a suscité des vives réactions au sein de la communauté internationale.
Dans une declaration publiée lundi 6 janvier par son porte-parole, l'Union européenne (UE), considère que l'avancée continue du M23 constitue une violation flagrante du cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Luanda et appelle à la cessation immédiate du soutien des rebelles du M23 par le Rwanda.
« L'UE demande instamment au Rwanda de mettre fin à sa coopération avec le M23 et de retirer ses forces militaires du territoire de la RDC », indique le document. L'UE est prête à envisager de nouvelles mesures restrictives à l'encontre des responsables du conflit armé, de l'instabilité et de l'insécurité en RDC.
De l'autre côté, Washington a dénoncé lundi des «violations flagrantes du cessez-le-feu» en République Démocratique du Congo par les rebelles du M23. Matthew Miller, porte-parole du département d’État a dans un communiqué écrit : le M23 «doit immédiatement cesser les hostilités et respecter le cessez-le-feu».
Pour sa part, la Monusco, à travers la représentante speciale du secrétaire général de Nations-Unies en RDC, Bintou Keïta condamné ce mardi 7 janvier avec la plus grande fermeté , l’offensive menée le 2 janvier par les rebelles du M23 dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
"Cette escalade de violence, qui affecte cruellement les populations civiles, constitue un tournant tragique en ce début d'année 2025 et doit cesser immédiatement ", a déclaré Bintou Keita.
Les rebelles du M23, soutenu par le Rwanda, ont lancé une offensive contre les positions des forces loyalistes dans le territoire de masisi la semaine dernière, provoquant ainsi morts d'hommes et déplacement des dizaines de milliers des populations.
Plamedi WALA


