L’Afrique du Sud annonce le retrait progressif de ses troupes de la MONUSCO en RDC

8 Février 2026 - 10:37
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L’Afrique du Sud annonce le retrait progressif de ses troupes de la MONUSCO en RDC

L’Afrique du Sud a officiellement décidé de retirer progressivement ses troupes engagées au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). La présidence sud-africaine a indiqué que le président Cyril Ramaphosa a formellement notifié cette décision au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, marquant une inflexion majeure dans l’engagement militaire de Pretoria en Afrique centrale. Par Emmanuel EKULE

Présente depuis plusieurs années dans l’est de la RDC, l’Afrique du Sud compte plusieurs centaines de soldats déployés dans le cadre des opérations de maintien de la paix. Elle figure parmi les contributeurs significatifs de la MONUSCO, l’une des plus importantes missions onusiennes au monde, chargée notamment de la protection des civils, du personnel humanitaire et des défenseurs des droits humains dans une région en proie à une insécurité persistante.

Ce retrait s’inscrit dans le cadre du processus de désengagement progressif et « responsable » de la MONUSCO, tel que défini par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités onusiennes insistent sur une transition conditionnée à l’amélioration de la situation sécuritaire et au renforcement des capacités des forces congolaises, afin d’éviter un vide sécuritaire dans les zones sensibles.

Selon Pretoria, cette décision répond à la nécessité de réorganiser et de « réaligner » les ressources limitées de la Force de défense nationale sud-africaine. Celle-ci fait face à des contraintes budgétaires croissantes, à des défis logistiques internes et à des priorités sécuritaires nationales qui pèsent sur sa capacité à maintenir des déploiements prolongés à l’étranger.

Le retrait des troupes sud-africaines devrait se faire de manière coordonnée avec les Nations unies et les autorités congolaises. Il intervient dans un contexte régional tendu, marqué par la recrudescence des violences armées dans l’est de la RDC, alors que la communauté internationale continue d’appeler à une stabilisation durable et à une appropriation nationale accrue des efforts de sécurité.