Les 12 recommandations de l'IGF aux etats généraux de la Justice
Samedi 09 novembre 2024, 4eme jour des états généraux de la Justice, lancés depuis le mercredi dernier par le Président de la République sous l'initiative du ministre d'état en charge de la Justice, invité à faire un état des lieux de la corruption et du détournement des deniers publics. Jules Alingete, Chef des services de l’Inspection générale des finances, a répondu par 12 pistes de solution pour améliorer les conditions.
l'Inspecteur Général-Chef des services de l'IGF, a plaidé pour la :
1. Création et mise en place d'un parquet financier ;
2. Adaptation du Code Pénal Congolais aux nouvelles infractions de la criminalité financière ;
3. Renforcement du caractère répressif aux actes de détournement des deniers publics au regard des dégats considérables engendrés par ce fléau ;
4. Renforcement des capacités des magistrats dans les finances Publiques et la comptabilité ;
5. Amélioration des conditions de travail des magistrats et allocation des frais de fonctionnement conséquents aux cours, tribunaux et parquets ;
6. Renforcement du régime disciplinaire des magistrats ;
7. Promotion d'une culture d'éthique politique consistant à pousser les auteurs des détournements avérés, révélés par les organes de contrôle, à démissionner en attendant que la justice rende ses décisions ;
8. Renforcement du contrôle interne et audit interne des entités publiques ;
9. Reformes des questions liées aux immunités ;
10. Renforcement des structures administratives de contrôle ;
11. Renforcement des contrôles préventifs (notamment la patrouille financière). Ainsi que
12. le Renforcement et réaffirmation du BTC comme unique entité de contrôle de l'Etat pour les travaux publics.
Il estime que la création d’un parquet financier est urgente au regard parfois de l’incompétence des magistrats des juridictions de l’ordre judiciaire. Il faut un travail de fourmis à un inspecteur de finance durant des mois pour faire comprendre un dossier à un magistrat du parquet.
"Nous avons à faire à des magistrats qui dans leur profil de formation avaient peur de la comptabilité, des finances publiques et des chiffres. Aujourd’hui la réalité est que le détournement et la corruption c’est au travers de la comptabilité, les finances publiques et les chiffres", a expliqué Jules Alingete N'key aux etats généraux de la Justice
Emmanuel EKULE


