L’Université est le lieu où la pensée doit rester libre, surtout quand le monde succombe à la folie de la guerre. » Disait Albert Camus
Le vice-Président National de l’Ecide Monsieur MUHINDO KASEKWA Jean Batiste, Parti cher au Président Martin Fayulu saisi l’assemblée nationale pour faire un plaidoyer en vue de la protection et la continuité de l’enseignement supérieur et universitaire à Bukavu et à Goma. Le député honoraire de la ville de Goma, Monsieur MUHINDO KASEKWA dans une correspondance du 1/09/2026 a saisi le président de l’assemblée Nationale pour demander à celui-ci d’interpeller le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire afin de reconsidérer la suspension des activités académiques dans les établissements Publics de Bukavu et Goma.
Pour rappel, en date du 27 août 2026 le Gouvernement de la République démocratique du Congo a informé l’opinion nationale et internationale qu’au regard de l’ingérence de l’AFC/M23, supplétif du Rwanda, dans le fonctionnement de certaines institutions publiques d’Enseignement supérieur et universitaire, manifestée notamment par l’éviction des comités de gestion régulièrement investis et l’installation irrégulière de ses membres dans des responsabilités académiques, il a pris une série de mesures conservatoires, ciblées et temporaires concernant onze établissements publics précisément identifiés à Goma et Bukavu.
Cette décision a raisonné comme une bombe au sein de la population ou la majorité des Etudiants qui fréquentent ces universités, viennent des territoires qui sont en proie à des violant combats chaque jours et où le niveau de la pauvrette a atteint un seuil très élevé, comme l’a rappelé Monsieur MUHINDO KASEKWA Jean Batiste, les parents durement affecté par la guerre, éprouveront des difficultés à supporter les frais académiques exorbitants dans les Etablissements privés.
Cependant pour le gouvernement ces mesures visent à protéger les étudiants, à préserver la régularité de leurs parcours et la valeur de leurs diplômes, tout en permettant d’organiser, avant le démarrage de l’année académique 2026-2027, leur orientation et la continuité de leurs études dans des établissements répondant aux exigences légales de la République.
Elles ne constituent ni une fermeture générale de l’enseignement supérieur au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ni un abandon des étudiants ou des populations vivant dans les zones sous occupation.
Pour l’ancien député du Nord-Kivu, cette décision pénalise de plein fouet une communauté déjà touché par les effets de la guerre, pour lui, les restrictions imposées compromettent gravement le parachèvement de l’année 2025-2026 en perturbant la sérénité des examens de secondes session et en plongeant la jeunesse de l’est dans une profonde détresse éducative pourtant la résolution 2601(2021) du Le 29 octobre 2021, demande à toutes les parties en temps de conflits armé de garantir, protéger, respecter, et promouvoir le droit à l’éducation , soulignant le rôle inestimable de l’éducation pour les individus et la société y compris l’école comme espace sûr et vital …..
C’est pourquoi, vu la gravité de préjudices subis par le 44000 étudiants de Bukavu et Goma ainsi que par des milliers de membres des personnels académiques, scientifique, administratif et ouvrier des institutions concernées, il sollicite l’intervention de la Représentation Nationale et formule quelque recommandation urgentes au Président de l’Assemblée Nationale dont :
Interpellation du ministre de l’ESU afin de reconsidérer la suspension des activités académiques
dans les établissements publics de Bukavu et Goma en privilégiant plutôt les démarches diplomatiques ;
Plaider pour la saisine urgente de cinq institutions ; le conseil de sécurité de l’ONU, l’UNESCO, l’Union Africaine, la SADC et l’EAC ;
Demander au gouvernement du Qatar et aux partenaires de la médiation de Doha d’amener le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 de mettre en œuvre, en toute urgence, l’énoncé du protocole 3 de l’accord-cadre du 15/11/2025 ; un texte qui oblige les parties à garantir l’accès des
populations civiles aux services essentiels notamment l’éducation et la santé dans les territoires touchés par le conflit.


