Processus de Luanda: «il ne faut pas jeter l'eau et le bébé» Téte António, ministre angolais des Affaires étrangères
Alors que le Rwanda désavoue, sans formuler des raisons claires, le processus de Luanda, l'Angola reste convaincu que le processus du pays médiateur reste imperturbable et espère à des probables solutions pour résoudre la crise sécuritaire dans l'est de la RDC, causé par le M23 soutenu par l'armée Rwandaise.
Téte António, ministre angolais des Affaires étrangères, été le grand invité d'Afrique sur RFI le weekend dernier. Il a au cours de cette émission déclaré que «la dynamique enclenchée par le processus de Luanda continue (...) Nous continuons à travailler avec les parties. Ne pas surtout jeter l'eau et le bébé: là je parles de certains acquis que nous avons eu pendant les négociations de Luanda entre ministres»
Entre temps, le Rwanda-agresseur, selon certaines sources, accuse le médiateur Angolais Joao Lourenço, d'être désormais le problème.
Joao Lourenço a été reçu par le président Français Emmanuel Macron le 16 janvier dernier. Les deux chefs d'États ont aussi abordé la question de l'évolution du processus de Luanda. Le président angolais a réaffirmé sa ferme volonté à mettre sur table les deux présidents en froid (Félix Tshisekedi et Paul Kagame), malgré le retrait volontaire du Rwanda dans ce processus. «Comme on dit il n' y a que des montagnes qui ne se rencontrent jamais, mais les hommes toujours. Nous continuons à croire que, quand les conditions seront réunies, les chefs d'États peuvent se rencontrer» a laissé entendre Téte António.
À Kinshasa, le gouvernement congolais a exprimé sa volonté de poursuivre le processus de Luanda malgré « les manœuvres » des autorités rwandaises. « Pour nous, le processus de Luanda a encore lieu d’être. Il est mis à l’épreuve à cause du comportement du Rwanda. Nous allons attendre et voir si le Rwanda va peut-être retrouver le chemin de la raison», a souligné Thérèse Kayikwamba jeudi 9 janvier, lors d'un briefing de presse.
Plamedi WALA


