RDC : Bahati Lukwebo contre-attaque et dénonce des accusations “infondées” dans un climat de tensions politiques

4 Mars 2026 - 14:35
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RDC : Bahati Lukwebo contre-attaque et dénonce des accusations “infondées” dans un climat de tensions politiques

En RDC, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, est sorti de sa réserve. Lors d'une conférence de presse tenue ce mercredi à Kinshasa, il affirme être victime d’une campagne de « diabolisation », menée selon lui par des « flatteurs et des courtisans » qui chercheraient à l’opposer au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. Par Emmanuel EKULE

Le sénateur assure pourtant bénéficier de la confiance du président et réaffirme sa loyauté. « Ceux qui me prêtent des intentions que je n’ai pas veulent créer un malaise artificiel », déclare-t-il, dénonçant des manœuvres internes au sein de l’Union Sacrée de la Nation, la coalition au pouvoir. Il fustige également ceux qui, selon ses mots, « font du renseignement leur fonds de commerce » sans apporter de preuves.

Dans un contexte de guerre persistante dans l’est du pays, Modeste Bahati Lukwebo a aussi évoqué la situation sécuritaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Il rappelle qu’une partie du territoire reste occupée par l’AFC/M23, un mouvement que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda. Selon lui, accepter un cessez-le-feu sans reconquête préalable reviendrait à entériner un statu quo qu’il assimile à une forme de partition du pays. 

L’élu du Sud-Kivu dénonce par ailleurs un rapport qu’il qualifie d’« erroné » du directeur général de la BRALIMA à Kinshasa. Le document, adressé au directeur de cabinet du chef de l’État, l’accuserait d’être actionnaire d’une société ayant racheté la succursale de BRALIMA à Bukavu. Une information qu’il rejette catégoriquement.

« Cette information est fausse et infondée », martèle-t-il, annonçant son intention de saisir la justice pour défendre son honneur. Il souligne avoir lui-même été touché par le conflit à l’Est, affirmant avoir perdu des proches et vu ses biens résidence, hôtels, immeubles et usines occupés par les rebelles.

Cette prise de parole intervient dans un climat politique marqué par les tensions internes et les enjeux sécuritaires. Elle illustre les crispations au sein de la majorité présidentielle, alors que la RDC reste confrontée à une crise armée durable dans sa partie orientale.