RDC : Ensemble pour la République menace de lancer des actions de grande ampleur après le 15 août
À l’approche du 15 août 2026, la tension politique monte d’un cran en République démocratique du Congo, parti dirigé par Moïse Katumbi, annonce de nouvelles initiatives si le dialogue national inclusif réclamé par la coalition C64 n’est pas convoqué à cette date. La Rédaction
La mise en garde a été formulée mercredi 12 août à Kinshasa par Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République, au cours d’une conférence de presse. Selon lui, le parti pourrait appeler à des actions de terrain de grande ampleur, allant jusqu’à la désobéissance civile.
Le responsable politique affirme que l’opposition avait jusque-là privilégié les démarches politiques et reporté certaines actions afin de laisser une chance aux initiatives en faveur du dialogue. Mais à l’approche de l’échéance fixée au 15 août, Ensemble pour la République estime qu’une nouvelle étape pourrait être franchie en l’absence d’une convocation officielle.
Cette position s’inscrit dans la ligne défendue par la coalition C64, qui réclame un dialogue national inclusif pour traiter les principales questions politiques du pays. La plateforme s’oppose notamment au projet de modification de la Constitution et souhaite que ces sujets soient discutés dans un cadre qu’elle juge inclusif.
Pour Dieudonné Bolengetenge, le dialogue reste nécessaire pour tenter de trouver une issue aux divergences qui divisent actuellement la classe politique congolaise. Il prévient toutefois que son parti entend désormais maintenir la pression sur les autorités si aucune avancée concrète n’intervient avant le 15 août.
L’échéance annoncée pourrait ainsi constituer un nouveau tournant dans le bras de fer entre le pouvoir et une partie de l’opposition. La réaction des autorités ainsi que les décisions de la coalition C64 après cette date seront particulièrement scrutées.


