RDC : Jean-Pierre Lihau suspend avec effet immédiat l'IGT Jean-Paul Mboma pour propos discriminatoires

10 Février 2026 - 13:34
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RDC : Jean-Pierre Lihau suspend avec effet immédiat l'IGT Jean-Paul Mboma pour propos discriminatoires

Le Vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé ce mardi 10 février 2026, la suspension immédiate de Jean-Paul Mboma Muyuku, secrétaire général et inspecteur général du travail, à l’Inspection Générale du Travail (IGT). Cette décision intervient après la diffusion d’extraits vidéo dans lesquels M. Mboma Muyuku serait impliqué dans des propos jugés discriminatoires envers certaines catégories d’agents publics. Par Emmanuel EKULE

Selon le VPM, Mboma Muyuku, nommé secrétaire général de l’administration publique par ordonnance présidentielle en date du 22 mars 2024, reste le seul haut fonctionnaire porteur de ce grade au sein de l’IGT. Toutefois, les propos qui lui sont imputés dans les vidéos, combinés à d’autres faits corroborés par des preuves, ont été jugés de nature à compromettre gravement l’honneur et la dignité de sa fonction.

Jean-Pierre Lihau a rappelé que la République démocratique du Congo, sous l’autorité du chef de l’État, est pleinement engagée dans le renforcement de l’unité et de la cohésion nationale.

 “Tout propos discriminatoire, divisionniste ou régionaliste ne saurait être toléré”, a-t-il insisté, soulignant la gravité de la situation dans un contexte de consolidation de l’éthique au sein de la fonction publique.

En vertu de l’article 41 alinéa 6 de la loi portant statut des agents de carrière de l’administration publique, le VPM a exercé la plénitude de l’action disciplinaire pour suspendre M. Mboma Muyuku en attendant les conclusions des enquêtes déjà ouvertes. La suspension concerne toutes ses fonctions au sein de l’administration publique et prend effet immédiatement.

Un haut fonctionnaire, revêtu du grade statutaire de directeur au minimum, assurera l’intérim à l’Inspection Générale du Travail. Le VPM a insisté sur la nécessité pour tous les fonctionnaires de respecter strictement les devoirs d’éthique et de moralité attachés à leurs fonctions, rappelant que “la loi est dure, mais c’est la loi”.

Cette suspension intervient dans un contexte où les questions de cohésion nationale et de respect des principes éthiques sont particulièrement surveillées, soulignant la vigilance des autorités face à tout comportement jugé incompatible avec la fonction publique.