RDC : Tshisekedi dit oui au dialogue national, mais pas avec les criminels
Lors de la cérémonie d’échange des vœux avec le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, tenue ce samedi 31 janvier, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a livré un message politique fort, centré sur l’urgence de préserver et de renforcer l’unité nationale face aux défis actuels du pays. Par Emmanuelle EKULE
Devant les diplomates, le chef de l’État a estimé que la cohésion nationale constitue aujourd’hui un pilier indispensable à la stabilité de la RDC. Il a évoqué la possibilité d’un dialogue entre Congolais, qu’il souhaite apaisé, inclusif et profondément républicain, avec pour objectif de raffermir le vivre-ensemble et de consolider le front intérieur.
Félix Tshisekedi a tracé les lignes rouges pour la tenue de ce dialogue
Félix Tshisekedi a toutefois tenu à poser un cadre clair. Ce dialogue éventuel, a-t-il précisé, ne saurait en aucun cas remettre en cause les institutions issues des urnes. Il devrait se tenir exclusivement sur le territoire national et être conduit par les institutions légalement établies, dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République et des principes démocratiques.
Enfin, le président de la République a rappelé que cette démarche interne ne peut servir de prétexte pour éluder les responsabilités internationales liées à la situation sécuritaire du pays.
Le dialogue national, a-t-il averti, ne doit ni minimiser une agression contre la RDC ni diluer des responsabilités clairement établies sur la scène internationale.


