RDC–AFC/M23 : à Doha, un mandat pour la paix scellé sous forte médiation internationale

3 Février 2026 - 19:08
3 Février 2026 - 19:12
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RDC–AFC/M23 : à Doha, un mandat pour la paix scellé sous forte médiation internationale

Le Gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23 ont signé, lundi 2 février 2026 à Doha, un mandat pour la paix visant à consolider le cessez-le-feu dans l’Est du pays. Cet acte s’inscrit dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et marque une nouvelle étape diplomatique dans la recherche d’une sortie de crise durable. Par Emmanuel EKULE

La signature est intervenue à l’issue d’une réunion du Mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, organisée sous l’égide de l’État du Qatar. Ce cadre technique a permis aux deux parties de réaffirmer formellement leur engagement à respecter le cessez-le-feu en vigueur ainsi que l’Accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025.

Contrairement à un accord de paix définitif, le document signé constitue un mandat politique et opérationnel. Il définit les responsabilités des acteurs impliqués, les modalités de suivi sur le terrain et les mécanismes de communication destinés à prévenir toute reprise des hostilités. Les discussions sur un accord global restent donc à venir.

La rencontre de Doha s’est tenue en présence de plusieurs acteurs internationaux clés. Les États-Unis et l’Union africaine y ont pris part en qualité d’observateurs, tandis que le Togo a assuré le rôle de médiateur. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) était également associée au processus.

Dans ce cadre, la MONUSCO a été chargée de déployer, dans les prochains jours, une première mission d’observation à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Cette localité devient ainsi un point stratégique du dispositif de contrôle du cessez-le-feu, avec pour objectif de surveiller les mouvements des parties et de documenter d’éventuelles violations.

Si cette avancée diplomatique est saluée, plusieurs défis demeurent. La crédibilité du processus dépendra du respect effectif du cessez-le-feu sur le terrain, du déploiement rapide et sécurisé de la MONUSCO, ainsi que de la capacité des parties à contenir les combats récemment signalés au Sud-Kivu, susceptibles de fragiliser la mise en œuvre du mandat pour la paix.