À Genève, T. Kayikwamba alerte sur 17 000 violations des droits de l'homme dans l’Est de la RDC et appelle à la responsabilité internationale

24 Février 2026 - 15:20
24 Février 2026 - 15:21
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À Genève, T. Kayikwamba alerte sur 17 000 violations des droits de l'homme dans l’Est de la RDC et appelle à la responsabilité internationale

À la tribune de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, la ministre d’État aux Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, a dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays. Devant les États membres réunis au sein du Conseil des droits de l’homme de l'ONU, elle a dénoncé de graves violations des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, attribuées notamment aux groupes armés AFC/M23. Par Emmanuel EKULE

Selon les chiffres avancés par la cheffe de la diplomatie congolaise, plus de 17 000 violations des droits humains ont été recensées dans ces deux provinces, avec un bilan humain estimé à plus de 15 000 morts. À cela s’ajoute une crise humanitaire d’ampleur, marquée par près de huit millions de déplacés internes, contraints de fuir les violences armées et l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC.

Dans son allocution au Débat général, la ministre d’État a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes internationaux de responsabilité. « Sans responsabilité, il ne peut y avoir ni justice ni paix durables. Notre engagement s’inscrit dans une exigence plus large : un ordre international fondé sur le respect du droit, l’égalité des États et l’effectivité des mécanismes de responsabilité », a-t-elle déclaré, appelant la communauté internationale à passer des déclarations de principe à des actions concrètes.

La diplomate congolaise a également souligné que la crise dans l’Est de la RDC ne constitue pas seulement une tragédie nationale, mais un test pour le système multilatéral. Elle a plaidé pour un engagement accru des Nations unies et des partenaires internationaux afin de garantir la protection des civils, la lutte contre l’impunité et le respect du droit international humanitaire.

En portant la voix de Kinshasa à Genève, Thérèse Kayikwamba Wagner a cherché à replacer la question congolaise au cœur de l’agenda international, en rappelant que la stabilité durable dans la région des Grands Lacs dépend d’une réponse collective fondée sur la justice et la responsabilité.