Constitution : l’opposition attaque en boucle, JC Tshilumbayi défend son Camp
Le premier vice-président de l’Assemblée Nationale en République démocratique du Congo, Jean Claude Tshilumbayi s’est interrogé sur le sujet de la révision de l’actuelle loi fondamentale. Membre de la famille politique du président de la république, JC Tshilumbayi affirme que la constitution de 2006 a été rédigé par les hommes armés.
Dans une interview accordée par le Magazine français Jeune Afrique, rendue publique ce mercredi 6 Novembre 2024, le premier vice-président de la chambre basse du parlement a déclaré que la constitution de la RDC est le fruit d’une imposition faite par ceux qui ont plumé cette loi fondamentale.
« ceux qui ont négocié cette Constitution ont commis les crimes les plus odieux et qu’ils ont cherché à se protéger. Elle a été écrite par des hommes qui avaient des machettes et des kalachnikovs à la main. « Tu mets cet article, je dépose la mitrailleuse, tu l’enlèves, je la garde et je reste en brousse. » Vous pensez qu’on ne peut pas toucher à cela ? »
Au moment où la classe politique bouillonne, Jean Claude Tshilumbayi et l’Union pour la démocratie et le progrès social UDPS, sa famille politique, pensent que la constitution du 18 février 2006 présente ses limites.
De l’autre côté de l’opposition, cette démarche est jugée inopportune quant au développement intégral de la République. L’ex candidat à la présidentielle est sorti de son silence et s’est interrogé sur la protection de l’intégrité nationale.
« les localités de l'est de la RDC tombent une à une aux mains des supplétifs de l’armée rwandaise, le M23. Quand allez-vous agir pour récupérer les 120 agglomérations perdues à ce jour? La Constitution vous empêche-t-elle de dire aux Congolais comment notre armée doit restaurer l'intégrité de notre territoire? »
En fin pour Olivier Kamitatu, porte parole de Moise Katumbi, la problématique de la crise ne réside pas dans la Constitution elle-même, mais dans l'application de ses dispositions et dans la nécessité d'une bonne gouvernance.
Martin EKAMA


