Entre Ituri et Haut-Uélé : la peur d'un nouveau cycle d'insécurité après la disparition d'un enseignant et conducteurs sur la RP430

21 Mars 2026 - 15:28
Lecture : 2 min.
 0
Entre Ituri et Haut-Uélé : la peur d'un nouveau cycle d'insécurité après la disparition d'un enseignant et conducteurs sur la RP430

La recrudescence de l’insécurité sur plusieurs axes routiers de l’Est de la République Démocratique du Congo, suscite une inquiétude parmi les conducteurs de motos-taxis, particulièrement dans les provinces du Haut-Uele et de l’Ituri. Par Augustin Ndjabu 

Plusieurs différentes organisations qui regroupent les taxi-motos du Haut-Uele tirent la sonnette d’alarme après la disparition des plusieurs personnes de leurs membres signalée. Ces derniers auraient emprunté, au cours de cette semaine, les tronçons Apodo, en territoire de Watsa et Mambasa en Ituri, dans l’objectif de rejoindre la ville de Butembo, dans le Nord-Kivu. Depuis, ils restent injoignables.

Face à cette situation signalée préoccupante, les autorités des associations de motards appellent à une prudence accrue. Ils envisagent également de recommander la suspension momentanée de fréquentation de la route provinciale RP430, considérée désormais comme un axe à risque. Dans l'objectif d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines dans un cadre sécuritaire de plus en plus volatile.

Notons que ce phénomène n’est pas un isolement. Il s’inscrit dans un épisode d’incidents enregistrés ces derniers mois dans cette région. En fonction illustrative honorifique, un enseignant d’originaire de la commune rurale d’Aru, qui se rendait à Mambasa pour assister à un deuil au long des dernières vacances, est porté disparu depuis plus de deux (2) mois. Sa disparition laisse une famille endeuillée et san nouvelle, composée d’une veuve et de plusieurs enfants.

Selon plusieurs témoignages, ces disparitions seraient liées à l’activisme persistant des rebelles des forces démocratiques alliées (ADF), ainsi qu’à la résurgence de certaines milices locales. Ces groupes rebelles opéreraient précisément dans la forêt de la Réserve de Faune à Okapi (RFO), une région difficile à accéder et propice aux multi-embuscades.

Les acteurs communautaires craignent une extension d’insécurité persistance vers la province du Haut-Uele, déjà fragilisée, et d'habitude dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Ils appellent les autorités compétentes à renforcer des mesures de la sécurité sur ces axes routiers stratégiques et d’intensifier des es opérations de traque contre les groupes armés.

Les conducteurs de motos-taxis restent sur le qui-vive, partagés entre la nécessité de travailler, la peur et stupeur grandissante de ne jamais revenir dans leurs trajets routiers.