Ituri : interpellation d'exploitants aurifères illégaux à Djugu, les autorités plaident pour une Justice ferme

30 Avril 2026 - 16:58
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Ituri : interpellation d'exploitants aurifères illégaux à Djugu, les autorités plaident pour une Justice ferme

Au-moins treize (13) personnes dont onze (11) de nationalité chinoise et trois Congolais, ont été arrêtés le lundi 27 avril 2026 à Nizi, dans le territoire de Djugu (Ituri), pour des activités d’exploitation illégale de l’or. Ils ont été acheminés à Bunia où ils ont été présentés aux autorités militaires, dans le cadre de l’état de siège. Par Augustin Ndjabu 

Le Gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, a insisté sur la nécessité d’engager des poursuites judiciaires exemplaires. Il a également souligné l’importance d’impliquer tous les responsables, y compris les dirigeants des entreprises opérant en dehors du cadre légal.

« Il est essentiel de remonter toute la chaîne des responsabilités, afin de dissuader durablement ce type de pratiques illégales », a-t-il déclaré 

D'après des sources administratives, cette opération fait suite à une mission de contrôle ayant révélé l’existence d’activités minières non conformes à la législation en vigueur. Les personnes arrêtées sont actuellement détenues par les services compétents pour des enquêtes approfondies.

Les autorités provinciales dénoncent une exploitation désordonnée des ressources minières, qu’elles accusent de contribuer à l’insécurité et de financer certains groupes armés actifs dans la région, notamment les Forces démocratiques alliées (ADF).

Cette intervention s’inscrit dans un contexte du renforcement des mécanismes de surveillance mis en œuvre par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ainsi que dans l’application des récentes directives du ministre des Mines, Louis Wathum, visant à lutter contre l’exploitation illégale.

Elle traduit également la détermination des autorités nationales, sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à réaffirmer la souveraineté de l’État sur les ressources naturelles et à garantir leur gestion au profit des communautés locales.