Kinshasa : un dépôt de carburant fermé après un incendie majeur, les autorités lancent un audit national
l'incendie survenu dans un dépôt de stockage de produits pétroliers du quartier SOCOPAO, dans la commune de Limete à Kinshasa, a conduit le gouvernement congolais à prendre des mesures immédiates et fermes contre l’exploitant du site. La Ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, s’est rendue sur place ce mardi 3 février 2026, au lendemain du sinistre. Par Emmanuel EKULE
Selon les premières informations officielles, l’incendie s’est déclaré le lundi 2 février en début de soirée. Il aurait été provoqué par un acte d’imprudence grave, un agent de sécurité du dépôt ayant été surpris en train de fumer à l’intérieur des installations, en violation manifeste des règles de sécurité applicables aux sites à haut risque inflammable.
Face à l’ampleur des dégâts et aux conséquences humaines et matérielles, la ministre a décidé de retirer l’ensemble des agréments accordés à ce dépôt pétrolier. Cette décision s’inscrit dans la continuité de mesures similaires récemment prises dans la commune de Masina, également touchée par des incidents liés au stockage des hydrocarbures.
Acacia Bandubola Mbongo a par ailleurs annoncé la mise en place imminente d’une commission nationale de contrôle chargée de passer en revue tous les dépôts de stockage et installations pétrolières sur l’ensemble du territoire congolais. Elle a insisté sur le caractère urgent de cette opération, soulignant que la manipulation des produits pétroliers exige un strict respect des normes de sécurité et un professionnalisme sans faille.
Les autorités locales ont salué cette réaction. La bourgmestre de Limete, Nathalie Alamba Feza, a exprimé son soutien à l’initiative gouvernementale et s’est engagée à fournir la liste exhaustive des dépôts pétroliers et stations-service de sa commune afin de faciliter les contrôles annoncés.
Le bilan de l’incendie reste préoccupant : plusieurs habitations ont été détruites et des personnes grièvement blessées, sans toutefois faire de victimes mortelles. De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui sans abri, renforçant l’urgence d’une assistance humanitaire.
Cet incident ravive le débat sur la cohabitation entre installations pétrolières et zones résidentielles densément peuplées en République démocratique du Congo.


