RDC: le FCC dénonce “l'instrumentalisation” de la Justice suite à la convocation de ses membres par l’Auditorat Militaire
Plusieurs cadres et membres du parti politique de l'ancien régime le PPRD, de Joseph Kabila sont convoqués ce lundi 10 mars à l'Auditorat Militaire de Kinshasa/Gombe, pour motif d'éclairer la Justice qui a soulevé quelques soupçons de complicité avec l'AFC de Corneille Nangaa.
À cet effet, le Président de la Cellule de crise du Front Commun pour le Congo, Raymond Tshibanda s'est exprimé sur la question, évoquant l'instrumentalisation de la Justice, au mépris du sacro-saint principe démocratique de l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Ces invitations, d'après lui interviennent dans un contexte marqué par la multiplication, depuis quelques temps, des accusations infondées et des allégations mensongères de soutien à la déstabilisation du pays, dont est victime son Autorité Morale, Joseph Kabila Kabange, Président de la République Honoraire.
Il renchérit que ces invitations ne sont, ni plus ni moins, qu'une énième tentative du pouvoir tyrannique de Kinshasa d'intimider et de museler les cadres et membres du FCC, dont le PPRD est le fer de lance et, par-delà, tous ceux qui, dans notre pays, ont choisi, non pas la soumission, mais la résistance à la dictature.
Il dit constaté, parallèlement à ces invitations à comparaître adressées à ses cadres, le Cabinet du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a rendu public un communiqué, portant le n°082 et annonçant que lesdites invitations s’inscrivent dans le cadre des interpellations et auditions de certains hauts cadres du PPRD soupçonnés de complicité avec le mouvement AFC/M23. Il a en suite condamné fermement la publication de ce communiqué qui selon lui « viole », aussi bien le droit à la présomption d’innocence des personnes invitées, pourtant garantie par la Constitution, que le caractère censé être secret de l’instruction pré-juridictionnelle
Ensuite, il rejette donc la mesure de restriction d'une des libertés fondamentales de ces compatriotes, à savoir, le droit d'aller et de venir, que représente l’interdiction, leur faite dans ce même communiqué, de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre.
Emmanuel EKULE


