Révision constitutionnelle : l'opposition saisit l'hôtel de ville de Kinshasa pour sa manifestation du 08 juillet

26 Juin 2026 - 10:11
26 Juin 2026 - 10:15
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Révision constitutionnelle : l'opposition saisit l'hôtel de ville de Kinshasa pour sa manifestation du 08 juillet

À l’approche de sa marche nationale annoncée pour le 8 juillet, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a franchi une nouvelle étape dans la préparation de sa mobilisation. La plateforme de l’opposition a officiellement saisi les autorités de Kinshasa, conformément aux dispositions constitutionnelles encadrant la liberté de manifestation.

Dans une correspondance transmise jeudi 25 juin au gouverneur de la capitale congolaise, Daniel Bumba, les principaux responsables de la coalition — Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Matata Ponyo — ont invoqué l’article 26 de la Constitution, qui consacre le droit de manifester pacifiquement.

Presentée comme une mobilisation en faveur de la défense de l’ordre constitutionnel, la marche entend dénoncer toute initiative susceptible, selon ses organisateurs, de remettre en cause les équilibres institutionnels du pays. La C64 prévoit également la remise d’un mémorandum au président Félix Tshisekedi afin de lui faire part de ses préoccupations.

À Kinshasa, le Palais du peuple a été retenu comme point de convergence. Selon le programme transmis aux autorités, un sit-in doit y être organisé à partir de 9 heures, avant la remise officielle du document destiné au chef de l’État.

Cette mobilisation intervient alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle cristallise davantage les tensions entre l’opposition et le pouvoir. Dans les rangs de la majorité présidentielle, les appels à l’abandon de la marche se multiplient. Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a notamment accusé les opposants de préparer un soulèvement populaire et d’envisager des actions contre des représentations diplomatiques, des accusations rejetées par les organisateurs de la manifestation.

Après l’opération ville morte et le sit-in organisé devant le Parlement, la marche du 8 juillet s’inscrit comme le troisième épisode de la mobilisation de l’opposition congolaise contre la perspective d’une modification de la Constitution défendue par certains acteurs proches du pouvoir.