Sommet EAC-SADC: le trio Obasanjo, kenyata et Desalegn accède aux affaires
Le communiqué sanctionnant les travaux de L'EAC-SADC, a indiqué que les Chefs d'État et de gouvernement ont « convenu de renforcer les deux processus afin d'en accentuer la complémentarité et (ont) chargé les coprésidents, en consultation avec l'Union africaine, d'examiner l'apport de facilitateurs supplémentaires et d'effectuer leur nomination, en élargissant les candidatures à d'autres régions d'Afrique, afin de soutenir le processus de fusion ».
Cet ainsi que Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria et Hailemariam Desalegn Boshe, ancien Premier ministre éthiopien, ont été désigné en tant que facilitateurs du processus de paix SADC-EAC. « Les chefs d'État et de gouvernement ont convenu de la nomination d'Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria et Hailemariam Desalegn Boshe, ancien Premier ministre éthiopien, en tant que facilitateurs du processus de paix SADC-EAC (le processus fusionné de Luanda et de Nairobi) à l'est de la RDC », annonce un communiqué du sommet conjoint EAC-SADC.
En effet le processus fusionné de Luanda et de Nairobi devra notamment tabler sur les questions de paix à l'Est de la République Démocratique du Congo.
Avant, les deux assises ne poursuivaient pas les mêmes objectifs. Le premier, mis en place dans le cadre de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC), avait pour ambition l'éradication des groupes armés, qu'ils soient locaux ou étrangers, opérant dans l'Est de la République démocratique du Congo. Le rapport du PDDRCS (2023), révélait qu'il y a 266 groupes armés qui opèrent dans la partie Est de la RDC ; 252 sont locaux et 14 autres sont étrangers. À ce jour, il semble que ce processus soit tombé dans une léthargie préoccupante, rapportait un professeur en Relations Internationales.
Par contre, le processus de Luanda visait à favoriser la normalisation des relations entre les deux pays (RDC-RWANDA), en mettant l'accent sur la résolution de la crise liée au M23, qui, de facto, ne fait plus partie intégrante du processus de Nairobi.
Plusieurs réunions entre experts, suivies de rencontres entre les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ont eu lieu, devant déboucher sur un tête-à-tête tant attendu entre les présidents Tshisekedi et Kagame, en vue de la signature d'un accord de paix entre leurs deux Etats. Le président Rwandais avait donc renoncé à ce processus.
Des solutions pour une paix durable dans l'Est de la RDC et dans toute la sous région doivent impérativement être envisagées sous les bons offices des nouveaux facilitateurs. Entre temps l'UE et l'ONU ont annoncé et reconnue l'implication directe de l'armée Rwandaise dans les récentes offensives du M23 dans les territoires congolais, en suite quelques mesures ont aussi été prises à l'encontre du régime de Kigali.
Plamedi WALA


