Tensions à l’ISTA Kinshasa : le côté sombre des agents de l’ordre « témoignages»
Après des troubles déclenchés par les étudiants de l'Institut Supérieur des Techniques Appliquéess - ISTA Kinshasa, lundi 24 février 2025, suite à l'augmentation des frais académiques payables en dollars américains, les témoignages des étudiants témoins de l'événement choquent et modifient le bilan officiel.
Dans ces témoignages, les étudiants dénoncent des dérapages et des actes intolérés de certains des éléments de la police. En effet, ces étudiants contactés par la rédaction de Wise.cd ont révélé qu'au-delà des cas de décès, 3 tués par balles ciblés et 5 blessés dans ces affrontements avec les éléments de la sécurité, il y a eu également plusieurs cas de vols de téléphones portables et de violence sexuelle, au moins 2 filles (étudiantes) ont été violées directement d'autres doigtés par les éléments de la Police qui ont poursuivi ces étudiantes qui se cachaient dans une salle paroissiale de l'église catholique située au sein de cet établissement.
Contrainte à sauver l'honneur et sa réputation ainsi que des services sécuritaires, la Direction de cet établissement n'a pas donné de suite de ces filles agressés sexuellement et a refusé de livrer les informations nécessaires au public pour dénoncer à haute voix les dérapages et des actes déshonnorants de la police congolaise et des services de sécurité qui ont intervenu pour calmer la tension notament la police nationale et les FARDC.
Suivant ces témoignages, la tension s’est grimpée et atteint son paroxysme. À l'arrivée du Directeur général de l'ISTA qui après avoir vu la pare-brise de sa voiture marque Rang Rover attaqué par les étudiants frustrés pour avoir été chassé en raison des frais académiques, a immédiatement appelé les services de sécurité pour apaiser et remettre de l'ordre.
Les maux du problème à l’ISTA
Les frais académiques à l'ISTA, d'après les étudiants ont connu une majoration énorme depuis l'année 2023 -2024, ils sont contraints de payer en dollars 350$ pour les classes préparatoires et de recrutement, 300$ pour ceux de L2 et L3, 450$ pour ceux de master et pré-master alors qu'avant ils payaient en FC 600.000 comme frais académiques pour les classes de recrutement. Les étudiants déplorent et disent en avoir marre.
Une version qui estompe la douleur
Le Gouvernement de son côté donne une autre version des faits, au lendemain des troubles, la ministre de l'Enseignement Supérieur et Université, Marie Thérèse Sombo a expliqué que « ce sont des inciviques qui se sont attaqués aux étudiants ». Et qu'aucun étudiant n'est décédé. Il y a plutôt 3 étudiants blessés », a dit la ministre de l'ESU après sa visite
Emmanuel EKULE


