BOXE — Martin Bakole explose après les propos du père de Tony Yoka et rappelle les souvenirs d’un combat à sens unique à Paris
La tension est montée d’un cran dans le monde de la boxe après la sortie médiatique très commentée de Victor Yoka, père et ancien entraîneur de Tony Yoka. Dans une déclaration aux accents provocateurs, Victor Yoka a publiquement minimisé le niveau du poids lourd congolais Martin Bakole, allant jusqu’à affirmer qu’il « n’est pas un grand boxeur » et qu’il « ne maîtrise même pas le déplacement de pieds », une attaque frontale qui a mis le feu aux poudres. Par Emmanuel EKULE
Ces propos n’ont pas tardé à susciter une vive réaction de Martin Bakole. Furieux, le boxeur congolais a dénoncé un manque de respect et une tentative de réécriture de l’histoire. Selon son entourage, Bakole considère ces déclarations comme une provocation gratuite, d’autant plus qu’elles émanent non pas de Tony Yoka lui-même, mais de son père, qui invoque également une hypothétique intervention du ministre des Sports de la RDC pour clore le débat.
Dans sa réaction, Bakole n’a pas mâché ses mots. Il estime que le ring, et non les plateaux ou les réseaux sociaux, est le seul juge légitime. « On ne peut pas effacer ce qui s’est passé entre nous », aurait-il lancé, rappelant que sa carrière se construit sur des performances concrètes et non sur des discours.
Pour le Congolais, ces attaques verbales traduisent une gêne persistante dans le camp Yoka face à une réalité sportive difficile à contester.
Car le contexte est lourd de sens. Lors de leur dernier affrontement, Martin Bakole avait clairement dominé Tony Yoka, le mettant en grande difficulté tout au long du combat. Plus puissant, plus agressif et plus constant, Bakole avait « tracassé » la figure de l’ancien champion olympique, exposant ses limites et infligeant à Yoka une défaite marquante dans sa trajectoire professionnelle.
C’est précisément ce combat qui rend la sortie de Victor Yoka explosive. Pour de nombreux observateurs, critiquer la technique de Bakole après une telle prestation relève davantage de la provocation que de l’analyse sportive.
La boxe internationale se souvient d’un Tony Yoka en souffrance face à la pression et à la puissance du Congolais, loin de l’image d’un maître de la boxe olympique venu donner une leçon.
Au-delà de la colère de Bakole, cet échange verbal illustre une rivalité toujours vive entre les deux camps. Si Tony Yoka cherche à se relancer, Martin Bakole, lui, affirme n’avoir rien à prouver en dehors du ring.
Une chose est sûre : ces déclarations ont ravivé les tensions et relancé le débat, rappelant que dans la boxe de haut niveau, la mémoire des combats pèse souvent plus lourd que les mots.


