Entente RDC-M23/AFC : les miliciens posent les préalables avant les négociations directes avec le gouvernement congolais
Les rebelles du M23/AFC posent les conditions avant toute négociation avec le gouvernement congolais. Ces miliciens comptent opter la démarche des dialogues avec le régime de Kinshasa que si toutes les conditions sont réunies.
Dans une correspondance parvenue au journal en ligne WISE.CD ce Mercredi 09 Avril, les hauts responsables de la rébellion font savoir qu’ils sont prêts à entamer les négociations que sur l'annulation de toutes les condamnations à mort, des poursuites, des mandats d'arrêt et l'offre d'une récompense à la personne qui aidera le régime de Kinshasa à arrêter les dirigeants et les cadres de l'AFC/M23.
Aussi sur la libération immédiate de tous les civils ou militaires arrêtés et/ou accusés d'être de connivence avec les AFC/M3 en raison de leur ethnie, de leurs relations professionnelles, amicales ou commerciales avec des membres des AFC/M23.
Pour eux il faut également abroger de la résolution de l'Assemblée nationale du 8 novembre 2022 et de toutes les autres mesures restrictives prises par le régime de Kinshasa à l'encontre de l'AFC/M23 pour faciliter la tenue et l'aboutissement des négociations politiques.
Ce qu’il faut savoir sur la résolution de l'Assemblée nationale du 8 novembre 2022
En novembre 2022 précisément le 08, l'Assemblée nationale de la RDC a adopté une résolution interdisant au gouvernement d'intégrer, de mixer ou de brasser des éléments issus de groupes armés au sein des Forces armées (FARDC), de la Police nationale et des services de sécurité du pays. Cette décision vise à prévenir l'infiltration et les conséquences négatives découlant des processus répétés d'intégration de ces groupes armés.
Dans l’Est de la RDC, la tension reste vive, plusieurs cités et villes sont sous-contrôle du M23/AFC soutenus par le régime de paul Kagame. Selon un activiste contacté depuis la ville de Bukavu, le besoin le plus ardent, c’est le recouvrement de la paix dans cette partie Est du pays.
MARTIN EKAMA


