Guerre en RDC : “Les sanctions facilitent le dialogue ” Patrick Muyaya
Ce mardi 18 mars à Luanda en Angola se tient un dialogue sous la médiation du president angolais Joâo Lourenço, entre le gouvernement congolais et les mouvements terroristes du M23/AFC qui occupent une partie de l'Est de la RDC. Selon les sources protocolaires, ces deux parties impliquées aux discussions devaientt se rendre dans la capitale angolaise déjà ce lundi 17 mars soit 24h avant des discussions.
La RDC a confirmé la présence de sa délégation à Luanda pour réponde à l'invitation du Président angolais, João Lourenço ce mardi 18 mars pour prendre part à ces discussions conformément aux cadres reconnus officiellement : le processus de Luanda, de Nairobi et la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Frappé par des sanctions, le M23/AFC a annoncé qu'il ne participera pas à ce dialogue. Sans surprise, ce mouvement aux services de Kigali copie son autorité morale et leader Paul Kagame qui a l'autre fois a décliné l'invitation de l'Angola le 15 décembre 2024 pour une rencontre avec Félix Tshisekedi, dans le cadre du processus de Luanda.
Par ce refus de participer au dialogue, Corneille Naanga et ses alliés coincés ont montré à la face du monde qu'ils ne veulent pas un retour de la paix et donne raison au Président Félix Tshisekedi qui le qualifie de « coquille vide ». Par contre, cette situation elle est favorable pour Kinshasa qui manifeste à plusieurs reprises sa volonté de mettre fin aux hostilités. Elle marque également un autre tournant vers la victoire diplomatique de la RDC dans cette guerre d'agression rwandaise dans l'Est.
En réactions, le Gouvernement congolais salue ces sanctions imposées par l’Union Européenne à l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz et à la raffinerie de Gasabo. « Ces sanctions constituent la première étape dans la lutte contre le pillage des richesses minières de la RDC par le Rwanda. », souligne le porte-parole du gouvernement
La RDC insiste cependant, sur les sanctions robustes notament l'embargo sur les minerais extraits illégalement en RDC, Suspension de la contribution du Rwanda aux forces de maintien de la paix des Nations Unies, la plus grande transparence sur les transferts d’armes vers le Rwanda.
Patrick Muyaya, estime que " les sanctions de l’UE constituent la première étape dans la lutte contre le pillage des richesses minières par le Rwanda". Il pense également que, rajouter des mesures plus robustes pourra permettre d’obtenir le retrait immédiat et sans conditions des troupes rwandaises conformément à la résolution 2773 du Conseil de Sécurité.
Emmanuel EKULE


