Kinshasa : l’insécurité gagne du terrain, les habitants en alerte !
Entre vols à l’arraché, braquages nocturnes et violences urbaines, Kinshasa connaît une recrudescence inquiétante de l’insécurité. Les Kinois expriment leur ras-le-bol et leur peur face à une situation qui semble échapper au contrôle. Dimanche 16 novembre dernier, notre reporter a décrit certains cas relatifs à cette situation alarmante, dans quelques coin de la capitale. Deli B.
Quand les hors la loi font la Loi
Dans plusieurs quartiers populaires comme Selembao, Kintambo ou Kimbanseke, les cas d’agressions se sont multipliés ces derniers mois. Les coupures d’électricité la nuit et l’absence de présence policière renforcent le sentiment d’abandon. « On ne dort plus tranquille. Chaque nuit, on entend des cris, des coups de feu, ou on apprend qu’un voisin a été attaqué », raconte Alain, un résident de Ngaba.
Les « kulunas », ces groupes de jeunes armés de machettes et d’armes blanches, continuent d’opérer en toute impunité, malgré les opérations policières. À cela s’ajoute l’insécurité routière, avec des braquages dans les embouteillages ou à la descente des bus.
Détresses des victimes à Kinshasa
Face à cette montée de la violence, plusieurs associations de quartier tirent la sonnette d’alarme. Des pétitions ont été adressées aux autorités locales pour renforcer la sécurité. Le gouvernement provincial promet des actions ciblées, mais pour l’instant, sur le terrain, rien ne change.
L’insécurité à Kinshasa n’est plus une perception : c’est une réalité que vivent des milliers de citoyens. Pour retrouver la sérénité, les habitants appellent à une mobilisation rapide, structurée et visible. Car une ville qui vit dans la peur est une ville qui s'essouffle.
Cette situation d’insécurité grandissante dans la mégapole Kinshasa, témoigne aussi de l’incapacité des autorités sectorielles à pouvoir rétablir la paix dans cette ville province.


